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dc.contributor.advisorLamarre, Patricia
dc.contributor.authorBel, David
dc.date.accessioned2018-03-02T15:29:40Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-03-02T15:29:40Z
dc.date.issued2017-10-18
dc.date.submitted2017-04
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/19858
dc.subjectEnseignement du français en Chinefr
dc.subjectéconomie politique des languesfr
dc.subjectUniversités chinoisesfr
dc.subjectFrancophonie universitaire chinoise.fr
dc.subjectTeaching of French in Chinafr
dc.subjectPolitical economy of languagesfr
dc.subjectChinese universitiesfr
dc.subject.otherEducation - Language and Literature / Éducation - Langues et littérature (UMI : 0279)fr
dc.titleÉconomie politique du développement de l’enseignement du français en Chine au niveau universitaire : entre discours et réalités.fr
dc.typeThèse ou Mémoire numérique / Electronic Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineSciences de l'éducation - Didactiquefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréal (Faculté des sciences de l'éducation)fr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractDepuis le début des années 2000, les programmes universitaires de français (spécialité, 法语专业) connaissent une croissance exponentielle en Chine (+ 340% en 15 ans) alors que leur nombre avait augmenté de manière plutôt modérée et irrégulière entre 1949 et 1999. Cette croissance est aujourd’hui mal connue, mal mesurée et mal expliquée. La présente thèse tente, dans une perspective critique, de répondre à cette triple insatisfaction en proposant de considérer ce phénomène bien étonnant sous l’angle d’une approche en économie politique des langues couplée à une vision sociohistorique. Les données de recherche sont de deux natures : une enquête de terrain visant à mieux cerner la réalité de cette croissance, ainsi que des entrevues d’enseignants et d’étudiants de français et de directeurs, réalisées notamment – mais pas uniquement – dans deux universités. La perspective sociohistorique adoptée a permis de mieux comprendre l’évolution précédant 2000 de même que ce qu’il se passe depuis (croissance exponentielle et explosion de l’offre). Il apparaît ainsi que l’histoire de ces programmes de français de 1949 à 1999 – soit avant le boom des années 2000 – ne s’inscrit pas nécessairement dans les cadres chronologiques et explicatifs habituels. Quant à l’analyse de la période contemporaine (depuis 2000), elle a été menée en adoptant une perspective d’économie politique, ce qui revient à considérer l’enseignement universitaire des langues étrangères en Chine comme un marché, dont il faut comprendre le mode de fonctionnement – qui sont les acheteurs ? Qui sont les vendeurs ? Comment les prix sont-ils fixés ? – de même que la place que le français y occupe. Dans ce cadre, outre l’image positive du français, il apparaît surtout que cette langue est impliquée dans des enjeux qui la dépassent. Les universités (l’offre) subissent une pression politique très forte (dans un contexte de massification de l’enseignement supérieur) qui les incite à multiplier leur offre de programmes (ndlr : le nombre de spécialités offertes), notamment les langues étrangères et de ce fait le français, dont le développement apparaît alors et surtout comme une externalité positive. Quant aux étudiants, il ne s’agit pas tant d’acquérir un capital linguistique monnayable sur le marché du travail qu’un capital symbolique lié à la réputation de l’université où le français est appris, capital qui jouera un rôle et pourra éventuellement être converti en un « bon travail ». Le français ne s’avère ainsi pas l’élément décisif sauf cas particulier, comme les perspectives professionnelles croissantes offertes par l’Afrique, continent qui fait une apparition non prévue dans le paysage de la francophonie universitaire chinoise. Les implications didactiques de cette étude sont nombreuses, de la complexité des représentations sur le français mises à jour qui influencent autant son enseignement que son apprentissage, à l’articulation entre motivation et « investissement langagier » des étudiants, en passant par les enjeux de la prise en compte de la diversité, notamment francophone. Cette thèse invite enfin plus généralement à réfléchir à la manière dont on parle du développement de l’enseignement d’une langue étrangère dans un pays donné.fr
dcterms.abstractIn China, since 2000, university programs offered in French (« specialty, 法语专业) have grown exponentially (+ 340% in 15 years), whereas between 1949 and 999, their number had grown relatively moderately and irregularly. This growth since 2000 is little known, poorly measured and inadequately explained. This thesis will attempt, through a critical perspective to counter this, proposing an analysis of this surprising phenomenon through an approach that draws on political economy and a sociohistorical analysis. Two types of data are drawn upon: a survey to provide a better portrait of the growth of programs, and interviews with different actors: teachers, students and program directors that were conducted primarily in two universities. The sociohistorical perspective allowed for a better understanding of how programmes developed prior to 2000 and then their exponential growth (a veritable explosion of program offerings). It seems that the history of French programs from 1949 to 1999 - prior to the boom that took place after 2000 – does not fit in the chronological framework and explanations usually offered. As for the contemporary period, we can through a political economy perspective, consider university-offered French programs in China as a ‘market’, which then allows for an analysis of how this market functions (who are the buyers? Who are the vendors? How are prices determined?). Within this theoretical framework, even if French is valued positively, it becomes apparent that it is closely woven into stakes that go beyond language. Universities (the offer) are under very strong political pressure (in a context of massification of post-secondary education) to multiply the programs that they offer, including foreign language programs and more specifically French programs. As for students, it seems to be much less about their acquisition of linguistic capital convertible on a work market than about a symbolic capital linked to the reputation of the university where they study French, capital that can play a role and be converted into access to work opportunities. The value of French is less a decisive element, except in some cases where it can open professional opportunities in Africa, a continent that was not included in the landscape of French as presented by universities in China. The curriculum and instruction implications of this study are numerous, whether it comes to the complexity of representations of French language and culture that are revealed and which impact teaching and learning, or the stakes around a larger depiction of diversity within the francophone world. This thesis invites us to rethink how we approach the development of teaching a foreign language in specific contexts, such as China.fr
dcterms.languagefrafr
UdeM.ORCIDAuteurThese0000-0002-8140-4730fr


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