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dc.contributor.advisorFrenette, Micheline
dc.contributor.authorOnguny, Philip O.
dc.date.accessioned2013-03-25T19:15:51Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONen
dc.date.available2013-03-25T19:15:51Z
dc.date.issued2013-03-01
dc.date.submitted2012-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/9149
dc.subjectKenyaen
dc.subjectSocial conflictsen
dc.subjectPeace-buildingen
dc.subjectEthnicityen
dc.subjectMedia framingen
dc.subjectVernacular radiosen
dc.subjectConstruction de la paixen
dc.subjectConflits sociauxen
dc.subjectethnicitéen
dc.subjectencadrement médiatiqueen
dc.subjectradios vernaculairesen
dc.subject.otherCommunications and the Arts - Mass Communications / Communications et les arts - Communications (UMI : 0708)en
dc.titleExploring the politics of intergroup accommodation in Kenya’s vernacular radios during the 2007/08 conflictsen
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineCommunicationen
etd.degree.grantorUniversité de Montréal (Faculté des arts et des sciences)fr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralen
etd.degree.namePh. D.en
dcterms.abstractDepuis des années, le Kenya avait donné l’impression d’être un pays relativement stable dans la région d’Afrique sub-saharienne, régulièrement secouée par les conflits, et un « centre » autour duquel la communauté internationale coordonne ses missions vers certains pays d’Afrique comme ceux faisant partie de la Région des Grandes Lacs (Burundi, Rwanda, Ouganda, République démocratique du Congo, Kenya et Tanzanie) et ceux de la Corne de l’Afrique (Kenya, Somalie, Éthiopie, Djibouti et Ouganda). Toutefois, les élections présidentielles très contestées en 2007 et les conflits qui se sont enchaînés ont entrainé de nombreuses préoccupations en ce qui concerne la stabilité du Kenya à l’ère de l’insécurité globale. Alors que le rétablissement de la paix continue, la coexistence entre groupes est toujours délicate car le Kenya compte au moins quarante-deux ethnies qui sont toutes distinctes les unes par rapport aux autres. Par ailleurs, l’ouverture d’une enquête judiciaire, par la Cour Pénale Internationale (CPI), contre quatre des six personnes présumées être les principaux auteurs des violences postélectorales de 2007/08, s’ajoute aux problèmes liés à la coexistence pacifique entre les différents groupes avant les prochaines élections. Cette thèse examine les politiques relatives à l’accommodation des différents groupes à travers les radios vernaculaires et comment ces politiques ont influencé les relations entre les groupes lors des conflits de 2007/08 au Kenya. Partant du constat qu’un conflit est un processus communicatif, elle intègre le concept d’encadrement médiatique à la théorie de Protracted Social Conflict (PSC) définie par Azar (1990) pour tracer non seulement les changements dans les discours d’encadrement de ces conflits, mais aussi pour illustrer les mutations des attitudes à l’égard des relations entre groupes survenues avant, durant et après ces conflits. Cette étude emploie principalement les méthodes qualitatives pour rassembler les données issues des trois régions au Kenya qui sont ethniquement et linguistiquement divergentes: Nyeri (la majorité Kikuyu), Kisumu (la majorité Luo) et Eldoret (la majorité Kalenjin). L’argument central de cette thèse est que l’encadrement des relations entre groupes, notamment lors des conflits, est soit différencié soit concerté dépendamment du stade auquel le conflit se manifeste. Alors que dans l’encadrement différencié, les discours médiatiques sont articulés de façon à ce que ceux-ci soient susceptibles d’entrainer une polarisation entre groupes, l’encadrement concerté décrit les discours médiatiques négociés de manière à ce que ceux-ci reflètent les valeurs partagées au travers des différents groupes, et donc sont susceptibles d’engendrer une coopération entre groupes. J’argumente que les changements dans le discours des radios vernaculaires prennent effet lorsque de nouveaux éléments sont ajoutés aux discours caractérisant un conflit déjà existant, et les « nouveaux significations » que ces éléments apportent à la compréhension du conflit en question. J’argumente également que le changement du l’encadrement différentiée à l’encadrement concerté (et vice-versa) dépende du degré de résonance de ces discours avec la population cible. De façon générale, cette étude suggère que le langage de diffusion et la proximité culturelle induisent l’encadrement entre groupes à travers les radios vernaculaires au Kenya. La force de cette thèse se trouve donc dans les perspectives analytiques qu’elle propose pour localiser les discours changeants lors des conflits, plus particulièrement dans les états multiethniques où les politiques d’accommodation entre les différents groupes demeurent toujours fragiles et conditionnelles.en
dcterms.abstractFor many years, Kenya gave the impression of a relatively stable nation-state within the turbulent sub-Saharan Africa and a suitable hub from which the international community extends its missions to parts of Africa such as the Great Lakes Region (Burundi, Rwanda, Uganda, DR Congo, Kenya and Tanzania) and the Horn of Africa (Kenya, Somalia, Ethiopia Djibouti and Uganda). However, the highly disputed presidential elections in 2007 and the upheaval that followed prompted concern about Kenya’s stability in the wake of global insecurity. While the healing process is underway, challenges of intergroup accommodation persist, as Kenya counts about forty-two distinct ethno-linguistic groups. Also, the International Criminal Court (ICC) recently brought criminal proceedings against four of the six alleged masterminds of the 2007/08 conflicts, adding to the challenges of intergroup cohesion ahead of the next general elections. This dissertation examines the politics of intergroup accommodation in Kenya’s vernacular radios and how they influenced intergroup relations in the events leading to the 2007/08 conflicts. Considering conflict as a communicative process, it builds on Azar’s (1990) theory of Protracted Social Conflicts (PSC) by integrating media framing not only to unpack the discourses that surrounded the framing of the 2007/08 conflicts, but also to uncover attitudinal shifts that characterized intergroup relations prior to, during, and after this particular conflict. The study mainly borrows from qualitative methods to collect data from three distinct ethno-linguistic regions in Kenya: Nyeri (Kikuyu majority), Kisumu (Luo Majority) and Eldoret (Kalenjin majority). The central argument of this dissertation is that the framing of conflicts by vernacular radios can either be differentiated or concerted, and this depends on the stage at which a given conflict manifests itself. While in differentiated framing, media narratives are negotiated in terms of negative competition likely to reinforce divisive or rebellious attitudes, concerted framing underpins the framing process whereby media discourses are articulated in a manner that underlines shared ideals that cut across intergroup allegiances, and thus may strengthen collaborative attitudes. I argue that the shifts in vernacular radio narratives occur when new elements are added to the already existing conflict frames and the kinds of “new meaning” they generate with regard to conflict processes. I also argue that the shifts from differentiated framing to concerted framing (and vice-versa) also hinge on the degree to which the proposed frames resonate with the appeals and expectations of the target population. Overall, the study argues that the language of broadcast and cultural proximity drive the framing of intergroup relations in Kenya’s vernacular radios, particularly in situations of conflict or competition. The strength of this dissertation lies in the analytical viewpoints that it proposes to locate the shifting perspectives in conflict situations, especially in multiethnic states where the politics of intergroup accommodation are fragile and situational.en
dcterms.languageengen


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