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dc.contributor.advisorCaron, André H.
dc.contributor.advisorKuate Defo, Barthelemy
dc.contributor.authorCishahayo, Fabien
dc.date.accessioned2011-04-20T13:15:28Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONen
dc.date.available2011-04-20T13:15:28Z
dc.date.issued2011-03-03
dc.date.submitted2010-12
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/4847
dc.subjectCommunicationen
dc.subjectenseignementen
dc.subjectAfriqueen
dc.subjectRechercheen
dc.subjectReprésentationen
dc.subjectDéveloppementen
dc.subjectDémographieen
dc.subjectNTICen
dc.subjectAppropriationen
dc.subjectAfricaen
dc.subjectNew Information and Communication technologyen
dc.subjectDevelopmenten
dc.subjectRepresentationen
dc.subjectTeachingen
dc.subjectResearchen
dc.subjectDemographyen
dc.subjectAppropriationen
dc.subject.otherCommunications and the Arts - Information Science / Communications et les arts - Sciences de l’information (UMI : 0723)en
dc.titleCommunication, développement et appropriation des médias émergents en Afrique francophone subsaharienne : approche critiqueen
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineCommunicationen
etd.degree.grantorUniversité de Montréal (Faculté des arts et des sciences)fr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralen
etd.degree.namePh. D.en
dcterms.abstractCette thèse porte sur l’appropriation de l’Internet et du multimédias dans la population universitaire d’Afrique francophone, en l’an 2001. Elle couvre six pays : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo. La recherche porte sur le recensement des centres de recherche démographique en Afrique francophone subsaharienne et sur une enquête auprès des universités de Yaoundé II et de Douala au Cameroun. La problématique de l’accès et de l’usage est centrale dans notre démarche. Elle est traduite dans la question de recherche suivante : « Dans un contexte dominé par les représentations des NTIC comme symboles de modernité et facteurs d’intégration à l’économie mondiale, quelles sont les modalités d’appropriation de ces technologies par les universitaires des institutions de l’enseignement et de la recherche en Afrique considérées dans cette étude ? » Pour aborder le matériel empirique, nous avons opté pour deux approches théoriques : les théories du développement en lien avec les (nouveaux) médias et la sociologie des innovations techniques. Enracinées dans la pensée des Lumières, complétée et affinée par les approches évolutionnistes inspirées de Spencer, le fonctionnalisme d’inspiration parsonienne et l’économie politique axée sur la pensée de W. W. Rostow, les théories du développement ont largement mis à contribution les théories de la communication pour atteindre leur objet. Alors que la crise de la modernité occidentale menace de délégitimer ces paradigmes, les technologies émergentes leur donnent une nouvelle naissance : dans la continuité de la pensée d’Auguste Comte, le développement est désormais pensé en termes d’intégration à un nouveau type de société, la société de l’information. Cette nouvelle promesse eschatologique et cette foi dans la technique comme facteur d’intégration à la société et à l’économie en réseau habitent tous les projets menés sur le continent, que ce soit le NEPAD, le Fond de solidarité numérique, le projet d’ordinateur à 100$ pour les enfants démunis ou le projet panafricain de desserte satellitaire, le RASCOM. Le deuxième volet de notre cadre de référence théorique est axé sur la sociologie des innovations techniques. Nous mobilisons la sociopolitique des usages de Vedel et Vitalis pour ramener la raison critique dans le débat sur le développement du continent africain, dans l’optique de montrer que la prérogative politique assumée par les États a encore sa place, si l’on veut que les ressources numériques servent à satisfaire les demandes sociales et non les seules demandes solvables essentiellement localisées dans les centres urbains. En refusant le déterminisme technique si courant dans la pensée sur le développement, nous voulons montrer que le devenir de la technique n’est pas inscrit dans son essence, comme une ombre portée, mais que l’action des humains, notamment l’action politique, peut infléchir la trajectoire des innovations techniques dans l’optique de servir les aspirations des citoyens. Sur le plan méthodologique, la démarche combine les méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives. Les premières nous permettront de mesurer la présence d’Internet et du multimédia dans l’environnement des répondants. Les secondes nous aideront à saisir les représentations développées par les usagers au contact de ces outils. Dans la perspective socioconstructiviste, ces discours sont constitutifs des technologies, dans la mesure où ils sont autant de modalités d’appropriation, de construction sociale de l’usage. Ultimement, l’intégration du langage technique propre aux outils multimédias dans le langage quotidien des usagers traduit le dernier stade de cette appropriation. À travers cette recherche, il est apparu que les usagers sont peu nombreux à utiliser les technologies audiovisuelles dans le contexte professionnel. Quand à l’Internet et aux outils multimédias, leur présence et leurs usages restent limités, l’accès physique n’étant pas encore garanti à tous les répondants de l’étude. Internet suscite de grandes espérances, mais reste, là aussi, largement inaccessible en contexte professionnel, la majorité des usagers se rabattant sur les lieux publics comme les cybercafés pour pallier l’insuffisance des ressources au sein de leurs institutions d’appartenance. Quant aux représentations, elles restent encore largement tributaires des discours politiques et institutionnels dominants, selon lesquels l’avenir sera numérique ou ne sera pas. La thèse va cependant au-delà de ces données pour dessiner la carte numérique actuelle du continent, en intégrant dans la nouvelle donne technologique la montée fulgurante de la téléphonie cellulaire mobile. Il nous est apparu que l’Internet, dont la diffusion sur le continent a été plus que modeste, pourrait largement profiter de l’émergence sur le continent de la culture mobile, que favorise notamment la convergence entre les mini-portables et la téléphonie mobile.en
dcterms.abstractThis thesis addresses the appropriation of the Internet and of multimedia in the university population of French-speaking Africa, in the year 2001. It deals with six sub-Saharan countries: Benin and Burkina Faso, Cameroon, Ivory Coast, Mali and Togo. The research is specifically interested in the inventory of demographic research centers in sub-Saharan French-speaking Africa and the investigation with the universities of Yaoundé II and Douala in Cameroon. The question of access and use is central to our approach. Articulated as a research question, the focus is as follows: "In a context dominated by the representations of the ICTs as symbols of modernity and ways of integrating the world economy, what are the modalities of appropriation of these technologies by academics within postsecondary institutions of teaching and research in Africa considered in this study?" Two theoretical approaches were adopted to deal with the empirical data : theories of development tied to the (new) media and the sociology of technological innovations. Rooted in the thought of the Enlightenment, completed and refined by the evolutionist approaches inspired by Spencer, Parsonian functionalism and the political economy centered on the thought of W.W. Rostow, theories of development have made much use of theories of the communication in order to achieve their objectives. Even as the crisis of Western modernity threatens to delegitimize these paradigms, the emergent technologies give them a new lease on life: in continuity of the thought of Auguste Comte, development is henceforth thought in terms of integration within a new social structure, the information society. This new eschatological promise and this faith in technology as the factor of integration within society and the network economy animate all the projects undertaken on the continent, whether it is the NEPAD, the Digital Solidarity Fund, the $100 Computer Project for Deprived Children or the Pan-African project of satellite sideboard, the RASCOM. The second part of our theoretical framework is centered on the sociology of technical innovations. We make use of the socio-political approach to usage developed by Vedel and Vitalis to re-introduce critical reason into the debate on the development of the African continent, with a view to showing how political prerogatives at the State-level still have their place, if we want to develop digital resources that satisfy social demands and respond not only to demands deemed solvent and essentially arising out of urban areas. By refusing the technical determinism so current in thinking about development, we would like to show that the future of technology is not inscribed in its essence, like a shadowy presence, but that human action, notably political action, can reorient the trajectory of technological innovation in the direction of responding to the aspirations of citizens. Methodologically, our approach combines quantitative methods and qualitative methods. The former will allow us to measure the presence of the Internet and multimedia in the environment of those concerned. The latter will help us to grasp the representations developed by the users in contact with these tools. Within a socio-constructivist perspective, these discourses are constitutive of these technologies, inasmuch as they are so many modalities of appropriation, of the social construction of usage. Ultimately, the integration of the technical language specific to these multimedia tools into the every day language of the users signals the last stage of this appropriation. Through this research, it became evident that few users utilize audiovisual technologies in a professional context. As for the Internet and multimedia tools, their presence and their use remain limited, physical access not yet being guaranteed to all the respondents of the study. The Internet, while creating large expectations, also remains largely inaccessible in a professional context, the majority of the users making use of public spaces such as cyber-cafes to mitigate the lack of resources within their own institutions. As far as representations go, they remain still widely dependent on the dominant political and institutional discourses, according to which the future will be digital or will not be. The thesis, however, goes beyond this data in order to draw up the current digital map of the continent, by integrating within the technological landscape the phenomenal rise of mobile cellular technology. It appeared to us that the Internet, the availability of which on the continent has been modest at best, could widely take advantage of the emergence on the continent of the mobile culture, which facilitates in particular the convergence between netbooks and mobile telephones (smartphones).en
dcterms.languagefraen


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