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dc.contributor.advisorDieng, Moda
dc.contributor.authorThiam, Khoudia
dc.date.accessioned2019-01-11T17:21:50Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2019-01-11T17:21:50Z
dc.date.issued2018-10-18
dc.date.submitted2018-05
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/21237
dc.subjectMauritaniefr
dc.subjectDiasporafr
dc.subjectTransnationalismefr
dc.subjectCrise ethniquefr
dc.subjectMobilisation socialefr
dc.subjectTransnationalismfr
dc.subjectEthnic crisisfr
dc.subjectSocial mobilizationfr
dc.subject.otherSociology - Ethnic and Racial Studies / Sociologie - Études des relations interethniques et des relations raciales (UMI : 0631)fr
dc.titleLa diaspora mauritanienne : entre retour et éloignement depuis les "Événements" de 1989fr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineÉtudes internationalesfr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelMaîtrise / Master'sfr
etd.degree.nameM. Sc.fr
dcterms.abstractLe sujet de la recherche concerne la Mauritanie, un pays situé sur la côte Atlantique de l'Afrique, bordé par le Maroc, l'Algérie, le Mali et le Sénégal. Ainsi, une des particularités de ce pays découle de sa position géographique, la présence de plusieurs groupes ethniques, et la superposition de cultures de provenance arabo-berbère et d'Afrique subsaharienne. Le nomadisme qui prévaut a permis l'interaction et le contact facile entre les populations se côtoyant sur le territoire, créant des liens économiques, culturels, et commerciaux. Ces liens historiques n'ont pas toujours été garants de paix, mais ont été parfois à la source de conflits et de tensions, surtout au niveau territorial. Tel a été le cas en 1989, quand des tensions territoriales et politiques ont culminé et engendré des conflits sanglants, notamment par l’utilisation de la force militaire pour expulser des milliers de Mauritaniens noirs vers le Sénégal. Dans ce climat de répression et de malaise, certains se sont exilés de leur propre chef, cherchant asile dans les pays voisins, en Europe et aux États-Unis, avec la vocation de retourner quand la situation le permettrait. La diaspora mauritanienne, même dispersée, est restée attachée à son pays d'origine, et malgré l'instabilité politique, cherche à s'impliquer à distance sur tous les aspects de la vie locale. Or, les relations avec les autorités nationales sont complexes, et caractérisées par la méfiance. La diaspora se sent aliénée, car non seulement son retour n'est pas facilité, mais les efforts de rétention à leur égard sont minimes. Plus d'une génération plus tard, de nouveaux besoins et enjeux ont émergé pour les exilés et les émigrés qui souhaitent retourner en Mauritanie avec leurs familles, ayant acquis de l'expérience et des ressources à l'étranger. Il s'avère que malgré le temps, la situation est tout aussi difficile et ambigüe. L'État réglemente de très près l'émission de documents officiels, la liberté de circulation, la double nationalité, et l'accès au droit de vote, créant des frustrations qui ont récemment pris de l'envergure. En effet, l’État mauritanien ressent les conséquences de ces décisions, lorsque les membres de la diaspora s'organisent et font pression de l'extérieur, alors que le pays est secoué par des manifestations et des revendications de l'intérieur. Il apparait, ainsi, un renouveau d'animosité et de méfiance envers la diaspora éduquée, politisée et influente; la stratégie consistant à éloigner ces individus ayant eu l'effet inverse. Pourquoi les relations de la Mauritanie et de sa diaspora ne se sont-elles pas améliorées depuis la crise ethnique de 1989? C'est dans l'intérêt des deux parties de maintenir de bonnes relations, de freiner l'expatriation par une rétention effective des cerveaux, et de garantir le retour de la diaspora au service du pays.fr
dcterms.abstractThe subject of the present research is Mauritania, a country located on the Atlantic coast of Africa, bordered by Morocco, Algeria, Mali and Senegal. One of the particularities of this country derives from its geographical position, the presence of several ethnic groups on its territory, and the superposition of cultures of Arab-Berber and Sub-saharan African origin. The prevailing nomadism permitted for easy interactions and contact between the people living in the country, therefore creating economic, cultural and commercial ties. These historical bonds have not always been the guarantor of peace, in fact, the different communities have had their fair share of conflicts and tensions throughout the years. Such was the case in 1989 when territorial and political tensions culminated in a bloody conflict, justifying the use of military forces to expel thousands of Black Mauritanians into Senegal. In such a climate of repression and unease, some Mauritanians have resorted to emigration and exile, or to seek asylum in neighbouring countries, in Europe and the United States…with the determination to return in their home country when the context would allow it. The scattered Mauritanian diaspora are still attached to their home country, and despite the political instability and the distance, seek to involve themselves in every aspect of Mauritania’s economy. The relationship with local authorities are complex and characterized by distrust. Consequently, the diaspora feels alienated, as the return to their home country is not facilitated, and the retention efforts towards them by the authorities are minimal. More than a generation later, new issues have emerged for exiled and expatriated individuals who wish to return to Mauritania with their families, having acquired experience and resources from abroad. It turns out that after all this time, the context in Mauritania is as difficult and ambiguous as when they left. The State regulates very closely the issuance of official documents, freedom of speech and movement, dual citizenship, and the right to vote creating frustrations among the diaspora that have recently amplified. The entire country feels the consequences of such decisions, as the members of the diaspora are organized and lobbying from the outside, while Mauritania is being shaken by demonstrations and the demands of the local population from within. Thus, there is a revival of animosity and distrust directed towards the diaspora that are educated, politicized and influential; it appears that the strategy of keeping them away has had the opposite effect. Why hasn’t the relationship between Mauritania and its diaspora not improved since the 1989 ethnic crisis? It is in the interest of both parties to maintain good relations, to curb expatriation by an effective retention of human resources, and to guarantee the return of the diaspora at the service of their country.fr
dcterms.languagefrafr


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