Show item record

dc.contributor.advisorBeauchamp, Miriam
dc.contributor.authorLabelle-Chiasson, Vincent
dc.date.accessioned2018-06-18T15:57:38Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-06-18T15:57:38Z
dc.date.issued2018-05-10
dc.date.submitted2017-09
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/20617
dc.subjectCognition socialefr
dc.subjectRaisonnement moralfr
dc.subjectEmpathiefr
dc.subjectLésion cérébrale focalefr
dc.subjectÉvaluationfr
dc.subjectEnfancefr
dc.subjectAdolescencefr
dc.subjectSocial cognitionfr
dc.subjectMoral reasoningfr
dc.subjectEmpathyfr
dc.subjectFocal brain lesionfr
dc.subjectAssessmentfr
dc.subjectChildhoodfr
dc.subjectAdolescencefr
dc.subject.otherPsychology - Developmental / Psychologie du développement (UMI : 0620)fr
dc.titleÉvaluation de la cognition sociale : étude du raisonnement moral chez l’enfant neurotypique et avec lésion cérébrale focalefr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplinePsychologie - recherche et interventionfr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractChaque jour, l’être humain évolue dans un monde social hautement complexe dans lequel il doit détecter les intentions d’autrui, respecter des normes sociales et exercer son jugement. Naviguer dans ce monde social nécessite une machinerie cognitive sophistiquée connue sous le terme de « cognition sociale », un regroupement de fonctions qui permet de traiter, comprendre et évaluer les situations sociales ainsi que d’y répondre. Le raisonnement moral (RM) est parmi les capacités de cognition sociale les plus évoluées de l’être humain et contribue aux comportements sociaux appropriés. Durant les dernières décennies, des recherches dans plusieurs domaines ont tenté de mieux définir ce construit et d’investiguer sa progression durant l’enfance. Ces études suggèrent qu’un RM mature progresse d’une perspective égocentrique vers une compréhension plus globale et repose sur une intégration sophistiquée des mécanismes cérébraux, cognitifs et émotionnels. Il reste toutefois beaucoup à comprendre sur les périodes du développement qui s’exposent aux changements les plus importants du RM et leur vulnérabilité à une atteinte cérébrale. Des rapports anecdotiques de manque de jugement et de pauvre décision morale suite à une lésion cérébrale frontale ont marqué l’histoire de la neuropsychologie classique sans toutefois pouvoir s’appuyer sur des données quantitatives. Malgré ces lacunes, ces études démontrent l’intérêt préexistant pour comprendre l’impact d’une lésion cérébrale sur les habiletés sociales, notamment le RM. Un obstacle à la poursuite d’études en neuropsychologie sur le développement typique et atypique du RM a longtemps été l’absence d’outils de mesure écologiques conçus pour les enfants et limitant les facteurs cognitifs confondants. L’émergence récente de modèles de la compétence sociale applicables à la neuropsychologie, la cartographie du cerveau social et l’enthousiasme généré par la création d’outils de cognition sociale offrent désormais de nouvelles avenues pour étudier le RM, et ce, autant dans le contexte d’un développement sain, que suite à une atteinte cérébrale. Le premier article de thèse présente une étude basée sur un outil novateur pour évaluer le RM des enfants et des adolescents, le Socio-Moral Reasoning Aptitude Level (So-Moral, Beauchamp et al., 2013). Par le biais de cet outil, l’objectif était d’identifier les changements reliés à l’âge durant une grande étendue développementale (6 à 20 ans), d’investiguer la présence de différences de genre et en parallèle d’explorer la sensibilité développementale du So-Moral. L’étude démontre des différences de groupe significatives au niveau de la maturité du RM entre l’enfance (6-8 ans) et la pré-adolescence (9-11 ans), de même qu’entre le début (12-14 ans) et le milieu (15-17 ans) de l’adolescence, ainsi que des différences de genre en faveur des filles à travers toutes les périodes développementales. Ces résultats sont interprétés à la lueur du développement cérébral et des théories cognitivo-développementales du RM. Ils permettent de démontrer que le So-Moral possède une sensibilité développementale adéquate et fournissent des informations sur le développement typique du RM pouvant éventuellement servir de comparaison avec des populations cliniques. Le second article visait à investiguer la cognition sociale (RM, prise de décision morale et empathie) et les habiletés sociocomportementales des enfants avec une lésion cérébrale focale (LCF) au niveau des régions frontales ou temporales. Les résultats ont démontré des capacités sociocognitives réduites chez les enfants ayant une LCF comparativement à des participants contrôles appariés, notamment en ce qui a trait à leur niveau de RM. Des liens entre l’empathie et le RM ont aussi été mis en lumière chez les enfants avec une LCF. Enfin, ceux-ci présentaient davantage de problèmes sociocomportementaux. Ensemble, les données des études contribuent à une meilleure compréhension du développement typique et atypique du RM et suggèrent qu’il est utile d’évaluer la cognition sociale chez des enfants avec une lésion cérébrale par le biais d’outils conçus dans un souci de validité écologique. Au plan neurodéveloppemental, les études permettent d’extrapoler des périodes sensibles du développement du RM et appuient la notion selon laquelle la cognition sociale serait vulnérable suite à une LCF. Enfin, les résultats contribuent à démontrer la sensibilité développementale de l’outil So-Moral.fr
dcterms.abstractEvery day, humans evolve in a highly complex social world in which they have to infer others’ intentions, respect social norms and exercise their judgment. Navigating this social world requires sophisticated cognitive machinery, better known under the term of « social cognition », a group of functions dedicated to processing, understanding and responding to social situations. Moral reasoning (MR) is one of the most advanced social cognitive skills of human kind and is the cornerstone of appropriate social behaviors. In the past decades, research in many academic domains has tried to clarify this construct and track its development during childhood and adolescence. Most current results suggest that mature moral abilities progress from an egocentric perspective to a more global comprehension of the social world, emerging from a sophisticated integration of cerebral, cognitive and emotional mechanisms. However, many questions are left unanswered regarding the most important period of changes in terms of MR and their vulnerabilities to cerebral insult. Anecdotal reports of poor moral decision-making and lack of judgment following frontal brain lesion have long been reported in classical neuropsychological literature. However, these observations have not, until now, been supported by quantitative data. Despite their shortcomings, these studies highlight the relevance of understanding the impact of cerebral lesions on social skills, particularly MR. Until recently, one obstacle to pursuing such research in neuropsychology on the typical and atypical development of MR has been the lack of ecological tools designed for children, and that limit cognitive confounds. The recent emergence of models of social competence applicable to neuropsychology, the mapping of the “social brain”, as well as the enthusiasm generated by the creation of innovative social cognition tools offers novel opportunities to study MR both in the context of healthy development and also following brain insult. The first thesis article presents a study using an innovative neuropsychological tool designed to evaluate everyday MR in children and adolescents, the Socio-Moral Reasoning Aptitude Level (So-Moral). Using this tool, the objective was to identify age-related changes in MR during an extended developmental period (6 to 20 years), investigate the existence of sex differences and, in parallel, explore the developmental sensitivity of the So-Moral tool. The study results demonstrate significant group differences in MR maturity between childhood (6-8 years) and preadolescence (9-11 years), as well as between early adolescence (12-14 years) and middle adolescence (15-17 years). Further, sex differences favoring girls were found across all developmental periods. These results are to be interpreted in light of cerebral development and cognitive development theories of MR. They indicate that the So-Moral has adequate developmental sensitivity and can support a model of healthy MR development, thus enabling future comparisons with clinical groups. The objective of the second article was to investigate social cognition (MR, moral decision-making and empathy) and socio-behavorial problems in children with early focal brain insult (EBI) to the frontal or temporal regions. The results demonstrate reduced socio-cognitive abilities in these children when compared to paired controls, most notably in terms of MR maturity. Links between empathy and MR were also found in children with focal EBI. Finally, results indicated that these individuals displayed more socio-behavioral problems than their peers. This thesis furthers our understanding of typical and atypical MR development and suggests that it is useful to evaluate social cognition in children with focal EBI with appropriate tools designed with an ecological approach. From a neurodevelopmental perspective, these studies suggest the presence of sensitive periods for the development of MR and support the idea that social cognition is vulnerable following focal EBI. Finally, the results contribute to knowledge of the developmental sensitivity of the So-Moral tool.fr
dcterms.languagefrafr


Files in this item

Thumbnail

This item appears in the following Collection(s)

Show item record