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dc.contributor.advisorGingras, Francis
dc.contributor.authorDelage-Béland, Isabelle
dc.date.accessioned2018-06-11T13:48:55Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-06-11T13:48:55Z
dc.date.issued2018-05-10
dc.date.submitted2017-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/20459
dc.subjectArgumentumfr
dc.subjectFabliaufr
dc.subjectFabulafr
dc.subjectFictionfr
dc.subjectHistoriafr
dc.subjectPoétique immanentefr
dc.subjectRéalismefr
dc.subjectRecueilfr
dc.subjectVéritéfr
dc.subjectVraisemblancefr
dc.subjectImmanent poeticsfr
dc.subjectRealismfr
dc.subjectManuscript collectionfr
dc.subjectTruthfr
dc.subject.otherLiterature - Medieval / Littérature - Médiévale (UMI : 0297)fr
dc.titleNi fable ni estoire : les fictions mitoyennes et la troisième voie du fabliau
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineLittératures de langue françaisefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractLes médiévistes soulignent régulièrement les problèmes typologiques dont souffre le fabliau (Adrian Tudor, 2003). Souvent impuissante à repenser la définition formulée par Joseph Bédier (« contes à rire en vers », 1893) et alléguant que les auteurs et les copistes médiévaux ne discernent pas les étiquettes génériques, la critique n’a que très rarement interrogé le sens du nom (fablel) que s’est donné ce genre pratiqué, pour l’essentiel, au cours du XIIIe siècle. Si ces œuvres narratives brèves qui privilégient généralement un cadre contemporain et qui ne modulent pas le merveilleux comme le font les romans arthuriens ont parfois été lues comme des documents « historiques », le lien étymologique que la désignation fablel entretient avec le terme latin fabula (qui s’oppose à historia comme le discours mensonger à la parole de vérité) met plutôt le lecteur sur la piste de la fiction. Un examen qui tient compte du vocabulaire générique, des commentaires métatextuels et des recueils manuscrits ayant préservé les récits fait apparaître que les fabliaux revendiquent leur appartenance au domaine de la fabula en s’appliquant toutefois à se distinguer des autres formes de fiction. Leur singularité tient principalement à la troisième voie dans laquelle ils se situent : en marge des vérités absolues comme de la pure affabulation, ils offrent une réflexion sur la valeur de vérité des textes de fiction. La question de la fiction infiltre à la fois les arts poétiques médiolatins et les œuvres en langue vernaculaire, lesquelles cherchent à se singulariser par rapport à la langue latine. Le survol de manifestations des genres romanesque, hagiographique, épique et historiographique met au jour une volonté constante d’assurer la légitimité de la fiction (chapitre I). Les analyses lexicologique et sémantique font valoir la spécificité du fabliau, l’emploi de fablel témoignant d’un effort de réinvestissement sémantique de fable, vocable associé au mensonge dans la langue littéraire (chapitre II). L’usage de l’octosyllabe à rimes plates, connu comme le médium de l’écriture de fiction depuis le XIIe siècle, traduit un sentiment d’usure à l’égard des fictions déjà pratiquées, ainsi appelées à se renouveler (chapitre III). Ce désir de trouver à la fiction de nouvelles voies se précise dès lors que l’on s’intéresse à la teneur des enseignements prodigués par les fabliaux qui, multipliant les décalages, dépeignent un monde aux valeurs mouvantes et repoussent tant les traditions courtoise et arthurienne que les vérités absolues que transmet la Bible (chapitre IV), des conclusions que conforte et enrichit l’étude des recueils (chapitre V). Il s’agit enfin de circonscrire la nature de la fiction ambiguë privilégiée dans les fabliaux. L’analyse fait ressortir une prédilection pour la semblance qui, liée à la vérité, trace les contours d’une définition médiévale de la vraisemblance rappelant la catégorie de l’argumentum, laquelle renvoie à un entre-deux dans les arts poétiques latins et qui, à la différence de celles de la fabula (fable) et de l’historia (estoire), n’a pas légué d’équivalent à la langue vernaculaire (chapitre VI).fr
dcterms.abstractMedievalists frequently emphasize the typological challenges that afflict the fabliau (Adrian Tudor, 2003). Often ineffectual in rethinking the definition proffered by Joseph Bédier (“tales written in verse to laugh at”, 1893), they contend that medieval authors and scribes do not distinguish generic labels. Criticism has only rarely queried the meaning of the word fable (fablel) that has been given to this accepted genre employed throughout the 13th century. If these brief narratives were sometimes read as “historic” documents as they generally favor a contemporary frame and do not convey the marvelous as do the Arthurian romances, the etymological link that the designation fablel maintains with the Latin term fabula (that contests historia as false speech to the word of truth) points the reader on the path to fiction. A perusal that takes into account the generic vocabulary, the metatextual commentaries and the manuscript collections that have preserved the narratives, reveals that the fabliaux claim to belong to the domain of the fabula while distinguishing themselves from other forms of fiction. Their singularity stems principally from the “third way” in which they are situated. On the fringe of absolute truth as well as pure fabrication, they offer a reflection on the truth-value of fictional texts. The question of fiction permeates both the Latin medieval poetic arts as well as works in the vernacular that seek to be singularized in relation to the Latin language. The overview of instances of romance, as well as of epic and hagiographical genres reveals a continual desire to guarantee the legitimacy of fiction (chapter I). Examination of the lexicological and semantic highlights the specificity of the fabliau. More precisely, the use of fable testifies to an effort of semantic reinvestment of fable, a term associated with dishonesty in literature (chapter II). The use of octosyllabic couplets, accepted as the medium of literary fiction since the 12th century, lends a sentiment of usury regarding already practiced fictions that are also called to be renewed (chapter III). This desire to find new avenues in fiction becomes more apparent when one is drawn into the pedagogical content of the fabliaux that depicts a world of changing values and rejects both the courtly and Arthurian traditions and the absolute truths transmitted by the Bible (chapter IV), the conclusions that reinforce and enrich the examination of the manuscript collections (chapter V). In the end it is a question of identifying the nature of the ambivalent fiction (the “third way”) in the fabliaux. The analysis underscores a penchant for the semblance which, linked with the truth, traces the contours of a medieval definition of the vraisemblance recalling the category of the argumentum that refers to an in between in the Latin poetic arts and that, unlike those of the fabula (fable) and the historia (estoire), has not bequeathed an equivalent to the vernacular (chapter VI).fr
dcterms.languagefrafr


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