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dc.contributor.advisorDalton, Susan
dc.contributor.advisorSeth, Catriona
dc.contributor.authorBeausoleil, Marie-Ève
dc.date.accessioned2018-12-17T20:50:34Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-12-17T20:50:34Z
dc.date.issued2018-10-18
dc.date.submitted2017-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/21136
dc.subjectReconnaissance publiquefr
dc.subjectGloirefr
dc.subjectCélébritéfr
dc.subjectMéritefr
dc.subjectMoeursfr
dc.subjectCritique littérairefr
dc.subjectDécadencefr
dc.subjectÉmotionsfr
dc.subjectFrancefr
dc.subjectXVIIIe sièclefr
dc.subjectPublic recognitionfr
dc.subjectGloryfr
dc.subjectCelebrityfr
dc.subjectMeritfr
dc.subjectMoresfr
dc.subjectLiterary criticismfr
dc.subjectDeclinefr
dc.subject18th centuryfr
dc.subject.otherHistory - Modern / Histoire - Moderne (UMI : 0582)fr
dc.titleLes enjeux normatifs de la reconnaissance publique dans la France des Lumières : gloire, célébrité, méritefr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineHistoirefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractCette thèse a pour objectif de mieux comprendre pourquoi et comment se sont posés les enjeux normatifs de la reconnaissance publique dans la France des Lumières. Je montre que cette problématique prend toute son importance dans une période de transition vers la modernité où se conjuguent deux grands phénomènes. D’une part, les penseurs des Lumières, remettant en cause les formes révélées et arbitraires de l’autorité, font de la gloire un processus de reconnaissance du mérite susceptible d’ordonner une société harmonieuse et juste. D’autre part, le XVIIIe siècle voit l’émergence d’une culture de la célébrité qui favorise la multiplication des personnalités connues, en particulier issues du milieu des lettres et des arts de la capitale. Plutôt que de distinguer des individus dont le mérite et les accomplissements utiles suscitent l’admiration unanime, comme le voudrait l’économie de la gloire, la célébrité s’alimente, entre autres, de la controverse, du dévoilement de la vie privée et de la consommation du divertissement. Dès son avènement, elle est largement perçue comme un facteur de décadence morale et un symptôme d’appauvrissement culturel. Cette étude propose une incursion dans les discours moraux (traités de morale, observations sur les mœurs), esthétiques (palmarès allégoriques, ouvrages sur le goût) et biographiques (ana, almanachs satiriques) qui ont participé à l’élaboration, à la promotion et à la critique d’économies de la reconnaissance publique. En analysant une sélection de textes publiés sur une période d’environ 150 ans, entre la Querelle des Anciens et des Modernes et le premier tiers du XIXe siècle, je montre la cohérence de fond et les articulations de ces réflexions qui portent, en définitive, sur le genre d’ordre (littéraire, social ou politique) que l’on voudrait consolider ou voir advenir. Elles ouvrent en retour une perspective sur la spécificité de ce moment charnière, marqué entre autres par la déstructuration des hiérarchies traditionnelles et l’affirmation de l’individu comme sujet moral autonome. La thèse contribue à l’historicisation de la culture de la célébrité moderne en l’abordant par le biais des représentions et des luttes symboliques qu’elle suscite. Alors que la célébrité a été théorisée comme un phénomène médiatique qui instaure en particulier un rapport d’intimité à distance entre les personnes célèbres et le public, je montre qu’elle était largement interprétée à l’époque comme une dérégulation de l’économie affective de la gloire. Cette dernière repose sur une théorie du sentiment moral qui permet de reconnaître de manière naturelle le vrai mérite et de résoudre, avec le temps, la tension entre la relativité des opinions et l’objectivité des valeurs. La célébrité avive au contraire des passions, telles l’envie, l’ambition et la cupidité, qui poussent à fabriquer une reconnaissance immédiate et non méritée. Alors que s’affirme une compréhension systémique de ses mécanismes au sein d’une critique des mœurs de la société de l’élite parisienne, la célébrité se voit inscrite dans un ensemble cohérent de manifestations esthétiques et socioculturelles, incluant la mode, le luxe, le bel-esprit, le rococo, la satire, le persiflage, les lectures légères, les cabales et les spectacles.fr
dcterms.abstractThis dissertation examines how and why normative issues about public recognition developed in Enlightenment France. It shows that this question gained significance during the transitional period towards modernity as two important phenomena intersected. On the one hand, Enlightenment thinkers – who questioned the arbitrary foundations of authority – made glory into a process of recognition based on merit, which, in turn, could engender a harmonious and just society. On the other hand, the century saw the advent of a celebrity culture, which enabled the multiplication of famed individuals, especially emanating from the capital’s arts and literary circles. Instead of distinguishing individuals whose merit and useful accomplishments gave rise to unanimous admiration, as the economy of glory would demand, celebrity built upon things such as controversies, revelations about private lives, and the consumption of entertainment. From its inception, celebrity was perceived as a contributing factor to moral degeneracy and as a sign of cultural decay. This dissertation examines moral, aesthetic, and biographical texts that contributed to the creation, promotion, and critique of the economies of public recognition. An analysis of these texts published over a 150-year period – from the Querelle des Anciens et des Modernes to the first third of the nineteenth century – sheds light on their arguments with regards to the type of order (literary, social, or political) that they hoped to consolidate or engender. These texts offer a unique view into the particularities of this defining moment shaped by the elimination of traditional hierarchies and the advent of individuals as autonomous moral subjects. This dissertation historicises modern celebrity culture through an examination of its representations and of the conflicts it generated. Although celebrity has been theorized as a media phenomenon that creates a relationship of intimacy between famed individuals and the public, this study shows that, during the period in question, it was largely conceived as a deregulation of glory’s economy of feelings. This economy was based on a theory of moral sentiments that enabled the natural recognition of true merit, and that would, in due course, solve the tension between the subjectivity of opinions and the objectivity of values. To the contrary, celebrity fuelled passions – such as envy, ambition, and greed – which prompted the creation of immediate and undeserved renown. Celebrity was inscribed in a coherent set of aesthetic and sociocultural manifestations – including, fashion, rococo, bel esprit, satire, persiflage, light reading, cabals, and spectacles – while its systematic definition took shape through a critique of elite mores.fr
dcterms.languagefrafr


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