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dc.contributor.advisorMilton, Cynthia E.
dc.contributor.authorRodríguez Idárraga, Nicolás
dc.date.accessioned2018-06-11T14:34:20Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-06-11T14:34:20Z
dc.date.issued2018-05-10
dc.date.submitted2017-03
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/20470
dc.subjectNaturalization of "violence"fr
dc.subjectVictimsfr
dc.subjectDisasterfr
dc.subjectMemoryfr
dc.subjectDevelopmentfr
dc.subjectColombiafr
dc.subjectArmerofr
dc.subject1985fr
dc.subjectNaturalisation de la «violence»,fr
dc.subjectVictimes de la violencefr
dc.subjectDéveloppementfr
dc.subjectColombiefr
dc.subjectNaturalización de la “violencia"fr
dc.subjectVictimasfr
dc.subjectMemoriafr
dc.subjectDesastresfr
dc.subjectDesarrollofr
dc.subject.otherHistory - Latin American / Histoire - Latino-américaine (UMI : 0336)fr
dc.titleLa naturalización de la violencia : damnificados, víctimas y desarrollo en la segunda mitad del siglo XX colombiano
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineHistoirefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractCette thèse prend au sérieux le problème de la naturalisation de la « violence », à partir de l'analyse visuelle des photographies du livre classique La Violence en Colombie. Au lieu des acteurs sociaux et des coupables, le seul élément qui se distingue dans beaucoup des photos qui accompagnent le livre est l'idée de la violence comme une catastrophe naturelle. Au moment de la violence des années cinquante, on ne parlait pas des victimes comme c'est le cas aujourd'hui en Colombie. Au lieu de la figure contemporaine de la victime, qui a gagné du poids moral au début du processus de justice transitionnelle, la catégorie habituellement utilisée était celle du survivant, qui était liée aux catastrophes naturelles. Cette thèse vise à historiciser la relation entre l'État et le soin des victimes de la violence. Pour ce faire, j´analyse les archives de la Commission de Réhabilitation de 1959 et le Plan National de Réhabilitation qui commença en 1982. A partir de la lecture des archives je constate que l´idée su survivant reste encore l'agent social utilisé pour canaliser les aides aux « victimes ». Ainsi, au lieu d'espaces de mémoire, on a ouvert des opportunités pour le développement. L'analyse des archives du Plan National de Réhabilitation dans ses dossiers relatifs à la reconstruction des zones touchées par l'éruption du volcan d’Armero (1985) m'a amené à conclure que le processus de construction de l'État ne fait pas de différence entre différents types de tragédies, qu'elles soient supposées « naturelles » ou plus « politiques ». Au contraire, la préparation aux catastrophes devient un point de départ pour faire face aux conséquences de la violence. Ainsi, les savoirs nationales et transnationales accumulés pour que l'État puisse prendre soins des urgences faces aux désastres dites naturelles, ont été utilisés dans l’attention aux personnes violemment déplacées. Au lieu d'un État abstrait et totalisant, ce qui est clair dans la thèse, en ce qui concerne la question de sa relation avec la victime, est que ce que nous connaissons comme «État» correspond effectivement à un ensemble de pratiques. Beaucoup de ces pratiques, bien que présentées dans la vie quotidienne comme impartiales, désintéressées et techniques, impliquent un exercice de dépolitisation continue des histoires de violence. Tel sera d'abord le cas des personnes déplacées des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, dont le soin a été confié au Bureau de l'Assistance en Cas de Catastrophe créé à la suite de ce qui s'est passé en Armero. L'année 1985 a été choisie comme le début officiel de la reconnaissance des victimes par les institutions et la Lois des Victimes, mais c'est aussi l'année où les survivants seront intégrés aux rationalités de l'État dans son processus de construction inachevé. Au même moment où les victimes gagnent leur droit à avoir une histoire et une mémoire, leur dépolitisation est rendue officielle. C'est peut-être pour cette raison, je soutiens, que de nombreuses «victimes de la violence», en particulier celles du déplacement, apparaissent devant le pays sans texture régionale, morale ou historique.fr
dcterms.abstractThis dissertation takes seriously the problem of the naturalization of "violence", starting from the visual analysis of the photographs of the classic book of Violence in Colombia (1962). Instead of social actors the only element that stands out in many of the photos is the idea of violence as a natural disaster. At the time of the social and political violence of the fifties, there was no talk of victims as there is today in Colombia. Instead of the contemporary figure of the victim, who morally gained traction with the start of the transitional justice process, the category normally used was that of the survivor, as it was used for natural disasters. This thesis aims to historicize the relationship between the State and the care of victims, beginning with the identification of a couple of key moments. Consequently, the Minutes of the 1959 Rehabilitation Commission were scrutinized in search of the moral place of the victim in them. In the same way the National Rehabilitation Plan that started in 1982 was located in the complicated archives of the State. From the Minutes I learned that the idea of the survivor was, once again, the social agent used to channel state aid. Instead of spaces for remembrance, what was opened were opportunities for development, understood here as policies of colonization and state-building. The analysis of the National Rehabilitation Plan archives, in its files related to the reconstruction of areas affected by the Armero volcano, led me to conclude that the state-building process does not differentiate between types of tragedies, whether they are supposedly natural or of a more political nature. On the contrary, disaster preparedness becomes a starting point to deal with the consequences of violence. The archive shows how the insistence on development to rebuild Armero and to provide infrastructure in those regions of the country considered distant leads the State to basically use the same knowledge to attend different types of events. In this way, national and transnational knowledge that was accumulated so the State could undertake emergency care was used in the care of violently displaced persons. Instead of an abstract and totalizing state, what is clear in the dissertation, regarding the question of its relationship with the victim, is that what we know as "State" actually corresponds to a set of practices. Many of these practices, although presented in everyday life as impartial and technical, imply an exercise of continuous depoliticization that will make other stories of violence also lose their specificities. Such will be the case of the displaced people of the eighties and nineties, whose tending was left to the Office of Disaster Assistance created as a result of what happened in Armero. The year 1985 was chosen as the official start of recognition of victims by the institutions, but it’s also the year in which the survivors will be integrated to the rationalities of the State. At the same time in which victims earn their right to have a history and a memory, their depoliticization is made official. Perhaps for this reason, I argue in the conclusions, many "victims of violence", and in particular those of violent displacement, appear before the country without regional, moral or historical texture.fr
dcterms.abstractA partir del análisis visual de las fotografías del libro clásico de La Violencia en Colombia esta disertación toma en serio el problema de la naturalización de “la violencia”. En algunas de las fotografías del libro, el relato visual dirige la atención hacia la naturalización. En vez de actores y responsables, el único elemento que sobresale en las fotografías es la idea de la violencia como un desastre natural. En la época de la violencia social y política de la década de los cincuenta, en Colombia no se hablaba de víctimas como se lo hace hoy en día. En vez de la figura contemporánea de la víctima, que moralmente ganó tracción con la entrada en funcionamiento de la justicia transicional, la categoría normalmente utilizada era la del damnificado. La tesis tiene como propósito historizar la relación entre el Estado y la atención de víctimas a partir de la identificación de un par de coyunturas clave. Por consiguiente, las Actas de la Comisión de Rehabilitación de 1959 fueron escudriñadas en búsqueda del lugar moral que ocupan las víctimas en ellas. De la misma forma el Plan Nacional de Rehabilitación que arranca en 1982 fue ubicado en los archivos del Estado. De la revisión de los archivos concluí que la idea del damnificado era, una vez más, el agente social utilizado para canalizar las ayudas estatales. La revisión del archivo del Plan Nacional de Rehabilitación en sus secciones relacionadas con la reconstrucción de las zonas afectadas por el Volcán de Armero me llevó a concluir que el proceso de construcción estatal no diferencia entre tipos de tragedias “naturales” o de naturaleza más política. Por el contrario, la preparación frente a los desastres se convierte en un aprendizaje para lidiar con las consecuencias de la violencia. De esta manera, saberes nacionales y transnacionales que se acumularon para que el Estado atendiera las emergencias “naturales”, fueron usados en la atención de personas desplazadas. En vez de un Estado abstracto y totalizante, lo que queda claro en la disertación es que lo que conocemos como “Estado” en realidad corresponde a un conjunto de prácticas. Muchas de estas prácticas, pese a que se presentan en la vida cotidiana como imparciales, desinteresadas y técnicas, llevan implícito un ejercicio de despolitización continua que hará que otras historias de violencia pierdan igualmente sus especificidades. Tal será el caso, inicialmente, de los desplazados de las décadas del ochenta y del noventa, cuya atención recaerá en la Oficina de Atención de Desastres creada como consecuencia de lo ocurrido en Armero. El año de 1985 que fue escogido como el inicio oficial del reconocimiento de víctimas por parte de la institucionalidad y la ley de víctimas es igualmente el año en que los damnificados serán integrados a las racionalidades del Estado. Al mismo tiempo en que las víctimas ganan su derecho a tener una historia y una memoria, se oficializa su despolitización. Quizás sea por eso, concluyo, que muchas “víctimas de la violencia”, y en particular las del desplazamiento forzado, aparecen ante la ciudadanía desprovistas de textura regional, moral e histórica.fr
dcterms.languagespafr


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