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dc.contributor.advisorGodefroy, Raphaël
dc.contributor.advisorHenry, Marc
dc.contributor.authorOuili, Idrissa
dc.date.accessioned2016-04-15T16:43:10Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2016-04-15T16:43:10Z
dc.date.issued2016-03-23
dc.date.submitted2015-09
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/13584
dc.subjectSchool attainmentfr
dc.subjectFamily sizefr
dc.subjectContraceptionfr
dc.subjectBirth spacingfr
dc.subjectConflictsfr
dc.subjectChildren mortalityfr
dc.subjectIvory Coastfr
dc.subjectBurkina Fasofr
dc.subjectHeterogeneityfr
dc.subjectFamily planningfr
dc.subjectScolarisationfr
dc.subjectTaille de la famillefr
dc.subjectContraceptionfr
dc.subjectEspacement des naissancesfr
dc.subjectConflitsfr
dc.subjectMortalité des enfantsfr
dc.subjectCôte d'Ivoirefr
dc.subjectBurkina Fasofr
dc.subjectHétérogénéitéfr
dc.subject.otherEconomics - General / Économie - Généralités (UMI : 0501)fr
dc.titleEssays on education and family planningfr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineSciences économiquesfr
etd.degree.grantorUniversité de Montréal (Faculté des arts et des sciences)fr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractLe capital humain d’un pays est un facteur important de sa croissance et de son développement à long terme. Selon l’Unicef, ce capital humain est constitué en donnant à chaque enfant un bon départ dans la vie : non seule- ment la possibilité de survivre, mais aussi les conditions nécessaires pour se développer et réaliser tout son potentiel. Malheureusement, cet état de fait est loin d’être une réalité en Afrique Subsaharienne. En effet, selon toujours l’Unicef et sur la base d’enquêtes ménages dans 21 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, c’est près de 32 millions d’enfants qui ont l’âge officiel d’être scolarisés, mais qui ne le sont pas. A ces chiffres, il faut ajouter 17 millions d’enfants scolarisés qui risquent fortement l’exclusion. De son Côté, l’OMS pointe du doigt la mauvaise santé des enfants dans cette région. Ainsi, les décès d’enfants sont de plus en plus concentrés en Afrique subsaharienne où les enfants ont plus de 15 fois plus de risques de mourir avant l’âge de cinq ans que les enfants des régions développées. Les difficultés économiques apparaissent comme la première explication des obstacles à l’amélioration du bien être des enfants aussi bien du côté de l’offre que de la demande. Cette thèse relie trois essais sur d’une part le lien entre conflit armés, l’éducation et la mortalité des enfants et d’autre part sur le lien entre fertilité et éducation des enfants en milieu urbain. Le premier chapitre identifie l’impact de la crise politico-militaire de la Côte d’Ivoire sur le bien être des enfants, en particulier sur l’éducation et la mor- talité infanto-juvénile en exploitant la variation temporelle et géographique de la crise. Il ressort de cette analyse que les individus qui vivaient dans les régions de conflit et qui ont atteint durant la crise, l’âge officiel d’entrer à l’école ont 10% moins de chance d’être inscrits à l’école. Les élèves qui habitaient dans des régions de conflit pendant la crise ont subit une diminu- tion du nombre d’années scolaire d’au moins une année. Les élèves les plus v vi âgés et qui sont susceptibles d’être au secondaire ont connu une décroissance du nombre d’année scolaire d’au moins deux années. Il ressort également que la crise ivoirienne a accru la mortalité infanto-juvénile d’au moins 3%. Mes résultats suggèrent également que la détérioration des conditions de vie et la limitation de l’utilisation des services de santé au cours du conflit con- tribuent à expliquer ces effets négatifs. Des tests de robustesse incluant un test de placebo suggèrent que les résultats ne sont pas dus à des différences préexistantes entre les régions affectées par le conflit et celles non affectées. Le deuxième chapitre étudie les disparités intra-urbaines en matière d’arbitrage entre le nombre d’enfant et la scolarisation des enfants en se focalisant sur le cas de Ouagadougou (Capitale du Burkina Faso). Dans cette ville, au moins 33% des deux millions d’habitants vivent dans des zones informelles (appelées localement des zones non-loties). Cette sous-population manque d’infrastructures socioéconomiques de base et a un niveau d’éducation très bas. Dans ce chapitre, prenant en compte la possible endogénéité du nombre d’enfants et en utilisant une approche "two-step control function" avec des modèles Probit, nous investiguons les différences de comportement des mé- nages en matière de scolarisation entre zones formelles et zones informelles. Nous nous focalisons en particulier sur l’arbitrage entre la "quantité" et la "qualité" des enfants. Compte tenu de l’hétérogénéité des deux types de zones, nous utilisons les probabilités prédites pour les comparer. Nos princi- pales conclusions sont les suivantes. Tout d’abord, nous trouvons un impact négatif de la taille de la famille sur le niveau de scolarisation dans les deux types de zone. Cependant, nous constatons que l’impact est plus aigu dans les zones informelles. Deuxièmement, si nous supposons que le caractère en- dogène du nombre d’enfants est essentiellement due à la causalité inverse, les résultats suggèrent que dans les zones formelles les parents tiennent compte de la scolarisation des enfants dans la décision de leur nombre d’enfants, mais ce ne est pas le cas dans les zones informelles. Enfin, nous constatons que, pour des familles avec les mêmes caractéristiques observables, la probabilité d’atteindre le niveau post-primaire est plus élevée dans les zones formelles que dans les zones informelles. En terme d’implications politique, selon ces résultats, les efforts pour améliorer la scolarisation des enfants ne doivent pas être dirigées uniquement vers les zones rurales. En plus de réduire les frais de scolarité dans certaines zones urbaines, en particulier les zones informelles, un accent particulier devrait être mis sur la sensibilisation sur les avantages de l’éducation pour le bien-être des enfants et leur famille. Enfin, du point vii de vue méthodologique, nos résultats montrent l’importance de tenir compte de l’hétérogénéité non observée entre les sous-populations dans l’explication des phénomènes socio-économiques. Compte tenu du lien négatif entre la taille de la famille et la scolarisation des enfants d’une part et les différences intra-urbaines de comportement des ménages en matière de scolarisation, le trosième chapitre étudie le rôle des types de méthodes contraceptives dans l’espacement des naissances en mi- lieu urbain. Ainsi, en distinguant les méthodes modernes et traditionnelles et en utilisant l’histoire génétique des femmes, ce chapitre fait ressortir des différences de comportement en matière de contraception entre les femmes des zones formelles et informelles à Ouagadougou (capitale du Burkina Faso). Les résultats montrent que les deux types de méthodes contraceptives aug- mentent l’écart des naissances et diminuent la probabilité qu’une naissance se produise moins de 24 mois après la précédente. Prendre en compte les caractéristiques non observées mais invariants avec le temps ne modifie pas significativement l’amplitude du coefficient de l’utilisation de la contracep- tion moderne dans les deux types de zone. Toutefois, dans la zone informelle, la prise en compte les effets fixes des femmes augmentent significativement l’effet des méthodes traditionnelles. Les normes sociales, la perception de la planification familiale et le rôle du partenaire de la femme pourraient expli- quer ces différences de comportement entre les zones formelles et informelles. Par conséquent, pour améliorer l’utilisation de la contraception et de leur efficacité, il est essentiel de hiérarchiser les actions en fonction du type de sous-population, même dans les zones urbaines.fr
dcterms.abstractHuman capital is an important factor of growth and development. According to UNICEF, human capital consists in giving to each child the opportunity not only to survive, but also the necessary conditions to develop and realize its potential. Based on household surveys in 21 countries in West and Cen- tral Africa, UNICEF estimate that nearly 32 millions children who have the official school age are not enrolled in school. Further, 17 millions school chil- dren are at high risk of exclusion. Regarding child Health, poor indicators also characterize this region. Indeed, according to WHO, the child death is increasingly concentrated in sub-Saharan Africa where children are over 15 times more chance to die before age five than children in developed regions. Economic difficulties appear as the first explanation of the obstacles to im- proving the well being of children both on the supply side and the demand side. This thesis ties together three essays on the link between armed conflict, education and child mortality and also on the relationship between fertility and children’s education in urban areas. The first chapter identifies the link between armed conflict and children out- comes. Using nationally representative household surveys, I exploit temporal and geographical variations of the 1999–2011 Ivorian political instability to identify its causal effect on children’s schooling and child mortality. The re- sults show that individuals who lived in conflict areas and who reached the official age to be enrolled in school within the period of the instability have a 10% lower probability of being enrolled in school. Students who spent their school years during the conflict and who lived in an affected area experienced a lag in schooling attainment of more than a year. Older students or those who were likely to be in high school during the conflict underwent a loss in schooling attainment of nearly two years. In addition, results show that the Ivorian armed conflict increased the mortality of children under five by at viii ix least 3%. My results also suggest that the deterioration of living conditions and the limitation of health service use during the conflict contribute to ex- plain these adverse effects. Robustness tests including a placebo tests suggest that the results are not driven by preexisting differences across conflict and non-conflict areas. The second chapter investigates the intra-urban disparities toward child quantity- quality trade-off by focusing on the case of Ouagadougou (the capital of Burkina Faso). In this city, at least 33% of the 2 million inhabitants live in informal settlements. This subpopulation lacks social infrastructure and has extremely low education attainments. Through a two-step control function approach, we investigate disparities in the Child Quantity Quality trade-off between formal and informal settlements in this city. We focus on differences in families’ behavior towards schooling in the two settlement types through children educational attainment. We find evidence of a child quantity and quality tradeoff in both settlements. By adapting long’s (2009) group com- parisons multiple testing procedures, we find that the trade-off is more acute in informal settlements. Moreover, if we assume that the endogeneity of the number of children is essentially due to the reverse causality, the results sug- gest some evidence that in the formal settlements parents take into account the children schooling in the decision of their number of children but its not the case in the informal ones. Additional results suggest the existence of settlement-specific unobserved heterogeneity, such as school quality and set- tlement peer effects. In term of policy recommendations, these results show that efforts to keep children in school should not be directed only toward rural areas. In addition to reducing schooling costs in some urban areas, particularly informal areas, and special emphasis should be put on raising awareness about the benefits of education for children and familiesÕ welfare. Finally, from the methodological point of view, our results show the impor- tance of accounting for unobserved heterogeneity among subpopulations in implementing policies, and analyzing the impact of those policies. Given the negative relationship between family size and children’s education, the third chapter explores the role of the types of contraceptive methods in birth spacing in urban areas. By distinguishing women from formal and informal settlements types, it investigate intra-urban disparities in the link between the type of contraceptive method and birth spacing in Ouagadougou x (Capital of Burkina Faso). The results show that both modern and tradi- tional methods increase birth spacing and decrease the probability that a next birth occurs in less than 24 months after the precedent one. Taking into ac- count the unobserved invariant characteristics do not significantly affect the magnitude of the coefficient for modern contraceptive use in both settlement types. However, in the informal settlement type, considering women fixed effect increase significantly the magnitude of the effect of traditional meth- ods. Traditional norms, the perception of family planning and the role of woman partner might contribute to explain this difference of behaviour be- tween the two settlement types. Therefore, to improve contraceptive use and their effectiveness, it is essential to prioritize actions depending to the type of subpopulation even in urban areas.fr
dcterms.languageengfr


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