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dc.contributor.advisorLesemann, Frédéric
dc.contributor.authorTourville, Yvan
dc.date.accessioned2011-09-16T17:25:16Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONen
dc.date.available2011-09-16T17:25:16Z
dc.date.issued2011-07-07
dc.date.submitted2010-12
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/5312
dc.subjectVieillissementen
dc.subjectAgingen
dc.subjectPersonnes âgéesen
dc.subjectElderlyen
dc.subjectRetraiteen
dc.subjectRetirementen
dc.subjectInfirmièresen
dc.subjectNursesen
dc.subjectProfessionsen
dc.subjectProfessionsen
dc.subjectCompétencesen
dc.subjectCompetenciesen
dc.subjectServices publicsen
dc.subjectPublic servicesen
dc.subjectBureaucratiesen
dc.subjectBureaucraciesen
dc.subject.otherSociology - Organizational / Sociologie - Sociologie des organisations (UMI : 0703)en
dc.titleLe vieillissement au travail chez les infirmières et le personnel soignant d’expérience auprès de personnes en perte d’autonomie : activités professionnelles et cadres bureaucratiques en transformationen
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineSciences humaines appliquéesen
etd.degree.grantorUniversité de Montréal (Faculté des arts et des sciences)fr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralen
etd.degree.namePh. D.en
dcterms.abstractCette thèse cherche à comprendre comment les transformations bureaucratiques influencent l’activité professionnelle des infirmières et du personnel soignant d’expérience dans le domaine des soins aux personnes âgées en perte d’autonomie depuis les années 90 au Québec. Elle s’inscrit dans une profonde remise en question de l’État-providence, de sa régulation hiérarchique, de son rapport avec le marché privé, et particulièrement des agences privées de placement du personnel. Prenant en compte le déploiement inégal des changements imposés de façon top down et promus par des considérations économiques visant une plus grande « performance » des services publics, plus près du milieu de vie de la personne, notre démarche tient aussi compte de la dimension relationnelle propre au travail infirmier, qui s’illustre par des formes différenciées tenant compte des modèles de pratique préconisés. Notre démarche s’attarde finalement aux rapports entre l’activité professionnelle et la prise de la retraite. À travers l’exploration du nouveau rôle attendu de l’infirmière, dont les habiletés de « chef » ou de « gestion d’équipe de travail » sont sollicitées à titre d’« intervenante pivot » ou de « gestionnaire de cas », et de la place importante qu’occupe la notion de compétences relationnelles dans la prescription de nouvelles modalités des services, plus près des besoins spécifiques de la personne, les données empiriques se présentent sous la forme d’un tableau hétérogène qui montre que ce ne sont pas toutes les infirmières qui souscrivent à ce type de pratique professionnelle. Leur âge, expérience et trajectoire professionnelle, le poste occupé ou encore le milieu de pratique influenceront le rapport entre leurs activités professionnelles et le cadre bureaucratique en transformation. La base empirique de la recherche est constituée d’une collecte de données réalisée entre janvier 2003 et juillet 2006 et qui comprend 9 entrevues exploratoires, 7 entrevues semi-dirigées auprès de retraité-e-s, infirmières, infirmières auxiliaires, 17 réunions incluant majoritairement des membres de la direction d’établissements, ainsi que des syndicats, 21 observations directes avec des infirmières, infirmières auxiliaires, préposées aux bénéficiaires et auxiliaires familiales et sociales, la passation de 112 questionnaires auprès de ces différentes catégories professionnelles, et 7 entrevues semi-dirigées complémentaires, réparties dans 4 établissements différents, sur deux territoires. Quatre grands constats ressortent de notre matériel empirique. Premièrement, la dimension relationnelle au sein des activités professionnelles du personnel soignant d’expérience ainsi que sa perception en ce qui concerne les compétences et l’âge présentent des formes contrastées, voire opposées. Si certains membres du personnel soignant estiment que les interactions professionnelles se sont considérablement réduites à la suite des transformations des dernières années et que la compétence n’est pas reliée à l’âge des professionnelles, les observations directes indiquent, au contraire, un rapport étroit entre ces deux derniers éléments qui s’illustre à travers de riches relations interpersonnelles. Les données quantitatives montrent, quant à elles, qu’une écrasante majorité de répondantes estiment que les compétences associées à leurs fonctions sont reconnues par l’organisation (89,3%), probablement sous l’angle de la conformité aux descriptions de travail, et qu’elles bénéficient d’une marge d’autonomie dans leur travail (83%). Deuxièmement, des résultats s’opposent également en ce qui concerne l’influence du cadre bureaucratique sur les « capacités » ou l’« intérêt » des infirmières d’expérience à maintenir un lien à l’emploi à la date d’éligibilité à la retraite. La majorité des répondantes s’estiment « incapables » de conserver un tel lien alors qu’une minorité d’entre elles exprime un intérêt face au nouveau rôle souhaité chez l’infirmière. Quantitativement, la prise de la retraite à bas âge est toutefois marquante, surtout pour celles qui occupent une fonction et possèdent une rémunération élevée (ex. cadres). Troisièmement, des contrastes apparaissent aussi en ce qui concerne les formes que prennent les rivalités entre les infirmières d’expérience et d’autres catégories professionnelles ainsi que dans les rapports intergénérationnels. Même si les trois quarts (76,2%) des répondantes d’expérience estiment que la répartition du travail devrait être le fruit d’une discussion entre elles et les plus jeunes, et non une imposition de la direction, près de la totalité (92,6%) veulent garder leurs acquis sociaux même si elles savent que la prochaine génération de travailleuses n’aura pas les mêmes avantages. Leur rapport face aux professionnelles d’agences privées de placement est également paradoxal. Huit répondantes sur dix (78,6%) perçoivent le fait que l’établissement recourt aux agences de placement contribue à alourdir leur travail, alors qu’une partie envisage de poursuivre leur activité professionnelle après leur date d’éligibilité à la retraite, par l’intermédiaire de ces mêmes agences. Finalement, il ressort de ce portrait hétérogène que la confrontation des changements du cadre bureaucratique sur l’activité professionnelle se manifestera différemment selon la vision paradigmatique qu’aura le personnel soignant de sa pratique. Les résultats quantitatifs et qualitatifs soulignent que ce paradigme sera influencé par trois dimensions : le territoire de pratique, le type d’établissement de services et l’unité spécifique de travail. Le style de gestion (traditionnel ou intégrateur) influencera également l’impact de ces changements. L’analyse et l’interprétation de l’influence différenciée des transformations bureaucratiques sur l’activité professionnelle s’illustrent par la manifestation de rapports plus conflictuels avec les autorités administrative et professionnelle, ainsi que dans les relations interprofessionnelles. Ces conflits ont émergé lors du passage d’un cadre bureaucratique historiquement construit sur un modèle médical (cure) qui considère la personne comme un « malade chronique » et associé à un style de gestion traditionnel, voire autoritaire, surtout dans certains CHSLD, à une approche « milieu de vie » privilégiant un modèle d’accompagnement (care) favorisant des services associés aux besoins spécifiques de la personne en perte d’autonomie, à titre de « partenaire actif ». Le style de gestion intégrateur de ce dernier modèle rapproche les domaines administratif et de soins de santé, approche que nous retrouvons davantage, mais non exclusivement, dans le cadre de soins à domicile. Une des conclusions majeures de cette thèse est la possibilité d’« enrichir les qualifications de base » (Le Boterf, 2005) des professionnelles lorsque le cadre bureaucratique et le style de gestion institués tendent vers un modèle care/intégrateur, ce qui constitue une forme de « compromis social » (Oiry, 2004). La « surutilisation » des effectifs (O’Brian-Pallas et al., 2005) qui en résulte peut expliquer, en partie, l’incontournable force d’attraction vers la retraite, dès la date d’admissibilité, du personnel soignant, quitte à ce qu’il poursuive ensuite ses activités professionnelles, selon des exigences personnelles, par le biais d’agences privées de placement. Les « fissures » (Laville, 2005) de la frontière entre les services publics et ceux du marché privé ne peuvent alors que s’accentuer, surtout lorsqu’on constate que le cinquième des effectifs, soit 14, 000 infirmières de 55 ans et plus, est potentiellement admissible à la retraite dès maintenant (OIIQ, 2008a).en
dcterms.abstractThis thesis aims to understand how bureaucratic transformations influence professional activity of experienced nurses since the 90s in Quebec in the field of elderly care who dealing with the lost of autonomy. It falls into a deep questioning of the Welfare state, its hierarchic regulation, and its relationship with the private market, particularly the private nursing agencies. Taking into account the unequal deployment of changes implemented in a top down manner, and promoted by economic considerations for a greater “performance” of public services, closer to the living environment of the individual, our approach takes also into account the specific relational dimension of nursing work, which is illustrated by differentiated forms that reflect practice models. Our research finally focuses on the relationship between professional activity and time of retirement. While taking into account the new nursing role expectations, in which “leadership” and “management team work” abilities are in demand as a “pivot professional” or “case management”, and of the important place of the concept of relational skills in the prescription of new modalities of service, closer to the specific needs of the individual, empirical data is presented in the form of a heterogeneous picture which shows that not all nurses subscribe to this type of professional practice. Age, experience and professional career, position or the practice environment will influence the relationship between their professional activities and bureaucratic framework in transformation. The empirical basis of this research consists of a data collection conducted between January 2003 and July 2006 and includes: 9 exploratory interviews; 7 semi-structured interviews with retirees, nurses, and nursing assistants; 17 meetings attended by management and unions; 21 direct observations with nurses, nursing assistants, orderlies, and home and social aids; 112 questionnaires distributed to the aforementioned professional groups; and 7 semi-structured interviews, in 4 different organizations from two territories. Four major findings emerged from the empirical findings. First, the relational dimension in the professional activities of experienced nursing staff and their perceptions regarding skills and ages have contrasting and even opposite forms: while some believe that professional interactions have greatly reduced following the transformations of recent years and that skills are not related to the age of the professional, direct observations rather indicate a close relationship between these two elements, and which is illustrated through rich interpersonal relationship. The quantitative data shows, in turn, that an overwhelming majority of respondents believe that the skills associated with their functions are recognized by the organization (89.3%), probably in terms of compliance with the job description, and that they enjoy a degree of autonomy in their work (83%). Second, results are also opposed in regards to the influence of the bureaucratic framework under the "capacities" or "interest" of experienced nurses to maintain a link to the employment at the date of eligibility retirement: the majority of respondents consider themselves "unable" to maintain such a link while a minority express an interest in facing the new expectation. Quantitatively, taking retirement at an early age is oustanding, especially for those who hold high position and pay (ex. managers). Third, contrasts also appear regarding the forms taken by the rivalries between experienced nurses, other professional groups and in intergenerational relationships. Even if three quarters (76.2%) of respondents believe that the division of labor should be the result of a discussion between themselves and younger staff, and not an imposition of the direction, almost all (92.6%) want to keep their social benefits even if they know that the next generation of workers will not have the same benefits. Their relationship with professionals working for private nursing agencies is also paradoxical: eight in ten respondents (78.6%) perceive that using their services contributes to increase their work, while continuing professional activities at the date of eligibility for retirement is planned through these same agencies. Finally, this heterogeneous picture underlines confrontational changes in the bureaucratic framework concerning professional activity that will manifest itself differently depending on the paradigmatic vision of the nursing staff of their practice. The quantitative and qualitative results emphasize that this paradigm is influenced by three dimensions: the territory of practice, the type of service establishments and the specific unit of work. Management style (traditional or integrator) will also influence the impact of these changes. The analysis and interpretation of the differentiated influence of bureaucratic changes on professional activity are illustrated by more conflicting reports with administrative and professional authorities, as well as with inter-professional’s relationships. These conflicts have emerged during the transition from a historically bureaucratic framework built on a medical model (cure), which considers the individual as a "chronically ill", and associated with a traditional management style, even authoritarian, especially in some nursing homes, to an approach that emphasizes living environment, a model of support (care) that favors related services to the specific needs of the individual in loss of autonomy, as an "active partner". The integrator’s management style of this latter model will bring the administrative and health care closer, that we find more, but not exclusively, through home care. A major conclusion of this thesis is the ability to "enrich the basic skills" (Le Boterf, 2005) of professionals when the bureaucratic framework and management style tend to set up a care/integrator’s model, which is a form of "social compromise" (Oiry, 2004). However, the "overuse" of the workforce (O'Brien-Pallas et al., 2005) that may result can explain, partially, the inescapable pull of retirement, from the date of eligibility of nursing staff, even if they then continues then their professional activities, according to their personal requirements, through private agencies. The "cracks" (Laville, 2005) in the border between public services and private market can then only increase, especially as the fifth of the workforce, 14 000 nurses aged 55 and over, are potentially eligible to retired now (OIIQ, 2008a).en
dcterms.languagefraen


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