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dc.contributor.advisorLizarralde, Gonzalo
dc.contributor.authorCardosi, Georgia
dc.date.accessioned2021-01-13T17:11:17Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2021-01-13T17:11:17Z
dc.date.issued2020-12-11
dc.date.submitted2019-11
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/24237
dc.subjectPlanification urbainefr
dc.subjectDesign urbainfr
dc.subjectUrbanisme informelfr
dc.subjectHerbert Simonfr
dc.subjectAdaptationfr
dc.subjectNairobifr
dc.subjectKenyafr
dc.subjectQuartiers informelsfr
dc.subjectMarchés informelsfr
dc.subjectThéories du designfr
dc.subjectOrganisation spatialefr
dc.subjectCapacité d'adaptationfr
dc.subjectRégime foncierfr
dc.subjectÉtude de cas longitudinalefr
dc.subjectEspaces urbains contestésfr
dc.subjectRationalité limitéefr
dc.subjectToi Marketfr
dc.subjectUrban planningfr
dc.subjectUrban designfr
dc.subjectInformal urbanismfr
dc.subjectInformal settlementsfr
dc.subjectInformal marketsfr
dc.subjectDesign theoriesfr
dc.subjectSpatial organizationfr
dc.subjectAdaptive capacitiesfr
dc.subjectLand tenurefr
dc.subjectLongitudinal case studyfr
dc.subjectContested urban spacesfr
dc.subjectBounded rationalityfr
dc.subject.otherSocial Sciences - Urban and Regional Planning / Sciences sociales - Planification urbaine et Régionale (UMI : 0999)fr
dc.titleDesign and adaptation in contested urban spaces : the case of the Toi Market as a multi-level settlement in Nairobi, Kenyafr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineAménagementfr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractNairobi compte près de 200 bidonvilles où vit 70% de sa population. La plupart des habitants manquent de sécurité foncière et subissent des menaces constantes d'expulsion forcée. Pourtant, nous en savons encore très peu sur la façon dont ces établissements se forment, se développent et se consolident dans des espaces urbains contestés et comment leurs habitants s'adaptent aux conditions d'incertitude. Une partie de la raison réside dans l'écart entre les théories de design et d'adaptation. Alors que la théorie du design se concentre principalement sur les processus cognitifs des professionnels (en négligeant les mécanismes d'adaptation adoptés par les habitants des bidonvilles), les transformations spatiales dans les taudis sont souvent abordées par la théorie de la résilience qui, de son côté, ne tient pas compte des processus de design. Quel est le rôle du design dans les processus d'adaptation liés à des espaces urbains contestés? Je réponds à cette question en explorant les relations entre le design et les capacités d'adaptation dans le Toi Market, le deuxième plus grand marché informel de Nairobi. J'étudie les régimes fonciers du marché et les pratiques de design des commerçants au moyen d’une étude de cas combinant des enquêtes longitudinales et transversales. Le parcours de recherche est abductif. Le cadre conceptuel de la recherche est basé sur une revue de la littérature sur le régime foncier et la théorie du design. Les concepts de rationalité limitée, d'incertitude et de mécanismes adaptatifs constituent la base du cadre théorique utilisé pour analyser les données empiriques. La méthodologie comprend l’observation participante, 59 entrevues avec les commerçants, des rencontres avec les leaders du marché, des techniques de cartographie et l'analyse de plus de 80 documents pertinents sur le marché. Les résultats montrent que le Toi Market a trois types de conditions foncières controversées et que les commerçants mènent des activités de design à trois niveaux: le design de développement, le design évolutif et le design de consolidation. Le design de développement consiste en des initiatives collectives d'adaptation suscitées par des mécanismes de survie. Ce type de design émerge en réaction aux interventions urbaines ordinaires. Il renforce le capital social et vise à améliorer la fonctionnalité du marché. Le design évolutif est mené par des sous-groupes communautaires en réponse aux principaux événements et aux forces externes. Il conduit à des changements sociaux et morphologiques à l’échelle urbaine et dépend des mécanismes de gouvernance et de contrôle. Le design de consolidation fait référence à des initiatives adaptatives dirigées par des individus et des groupes et menées en période de relative stabilité. Il renforce le développement économique et les réseaux, et cherche à atteindre la sécurité foncière. Il émerge principalement dans des niches vacantes, car les habitants des bidonvilles profitent des espaces vides et sous-utilisés. Ces trois niveaux de design génèrent ce que j'appelle ici les établissements multiniveaux. J’oppose ce concept à celui de « quartiers informels », un concept qui ne représente pas la façon dont les bidonvilles et les marchés fonctionnent et évoluent. Je rejette donc la dichotomie formelle/informelle qui persiste dans la littérature. La notion d’habitat multiniveaux reconnaît l'influence d’alliances changeantes et de multiples niveaux de gouvernance comme faisant partie intégrale des processus de design. Dans ces habitats, le design émerge comme un connecteur de capacités adaptatives. Les concepts d’habitats multiniveaux, de niche vacante et de design en tant que connecteur de capacités adaptatives peuvent aider des intervenants à développer des initiatives d’amélioration des bidonvilles qui répondent à l'approche de design adoptée par les habitants de bidonvilles. Ces initiatives peuvent reconnaître la présence d'alliances multiples qui parfois entravent – et d'autres qui favorisent – le changement désiré. Les pratiques de design communautaire peuvent également être adaptées pour équilibrer les objectifs collectifs et individuels. En comprenant ces concepts, les décideurs peuvent à la fois optimiser l'espace disponible en fonction des pratiques locales et prévoir la façon dont les modèles apparaîtront dans les espaces prévus. Enfin, j'encourage les chercheurs à explorer davantage la pensée et la pratique de design des habitants de bidonvilles et de les inclure dans la théorie du design.fr
dcterms.abstractNairobi has nearly 200 slums where 70% of its population live. Most slum dwellers lack tenure security and suffer the constant threat of eviction. Yet, we still know very little about how these slums form, grow, and consolidate in contested urban spaces, and how their residents adapt to uncertainty. Part of the reason lies in the gap between design and adaptation theories. Whereas design theory focuses mainly on professionals’ cognitive processes (largely ignoring adaptation mechanisms adopted by slum dwellers), spatial transformations in slums are often addressed by resilience theory, which usually overlooks design processes. What is the role of design in adaptation processes in contested urban spaces? I answer this question by exploring the relationships between design and adaptive capacities in the Toi Market, the second largest informal market in Nairobi. I study the market’s tenure regimes and traders’ design practices through a case study that combines longitudinal and cross-section investigation. The research reasoning is abductive, made of iterative paths between conceptual frameworks and empirical results. It is largely based on a literature review on land tenure and design theory. The concepts of bounded rationality, uncertainty, and adaptive mechanisms constitute the basis of the theoretical framework used to analyse the empirical data. Methods include participant observation, 59 interviews with traders, meetings with market leaders, mapping techniques and the analysis of over 80 pertinent documents about the market. Results show that the Toi Market has three types of controversial tenure regimes and traders conduct design at three levels: development design, evolutionary design, and consolidation design. Development design consists of collective adaptive initiatives prompted by survival mechanisms. It strengthens social capital, emerges in reaction to ordinary urban interventions, and seeks to improve functionality. Evolutionary design is conducted by community sub-groups in response to major external forces and events. It leads to social and morphological changes at the urban scale and depends on governance and control mechanisms. Consolidation design refers to individual and group-led adaptive initiatives conducted during times of relative stability. It reinforces economic development and networks and seeks to achieve land tenure security. It emerges mainly in vacant niches, as slum-dwellers take advantage of empty, underused spaces. These three levels of design generate what I call here Multi-Level Settlements. I oppose this concept to “informal settlements” that fails to represent how slums and markets work and evolve. I thus reject the formal/informal dichotomy that persists in literature. The Multi-level concept recognises shifting alliances and multiple levels of governance as integral part of design processes. In it, design emerges as a connector of adaptive capacities. The concepts of Multi-Level Settlements, Vacant Niche and Design as a connector of adaptive capacities can help developing slum upgrading initiatives that meet the design approach naturally adopted by slum-dwellers. These initiatives can therefore acknowledge the presence of multiple alliances, which sometimes hinder—and others, foster—desired change. Community design practices can also be tailored to balance collective and individual objectives. By understanding these concepts, decision-makers can both optimize available space according to local practices and forecast how patterns will emerge in planned spaces. Finally, I encourage scholars and practitioners to further explore slum-dwellers’ design-thinking and practices to include them in mainstream design theory.fr
dcterms.languageengfr


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