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dc.contributor.advisorGrondin, Jean
dc.contributor.authorBoutet, Rudolf
dc.date.accessioned2020-06-09T15:52:02Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2020-06-09T15:52:02Z
dc.date.issued2020-03-25
dc.date.submitted2019-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/23447
dc.subjectPaul Ricœurfr
dc.subjectTempsfr
dc.subjectHerméneutiquefr
dc.subjectRécitfr
dc.subjectTraditionfr
dc.subjectHistoirefr
dc.subjectMémoirefr
dc.subjectTimefr
dc.subjectHermeneuticsfr
dc.subjectTraditionfr
dc.subjectHistoryfr
dc.subjectMemoryfr
dc.subject.otherPhilosophy / Philosophie (UMI : 0422)fr
dc.titleL'être capable de son passé : l'herméneutique du temps de Paul Ricœur à la lumière de l'idée de reprise créatricefr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplinePhilosophiefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractNotre travail porte sur l’herméneutique du temps de Paul Ricœur et se donne pour principal objectif de mieux comprendre la capacité de rouvrir le passé dont Ricœur souligne souvent l’importance au fil de son œuvre, sans toutefois lui accorder en tout temps un traitement philosophique détaillé et digne de satisfaire les standards de la rigueur conceptuelle. Sous quelles conditions et sur la base de quelles idées originales cette capacité donne-t-elle lieu selon Ricœur à des « reprises créatrices », qui attestent, par les possibles qu’elles font apparaître, le caractère d’indétermination et d’inachèvement du passé humain ? C’est à cette question que le présent travail s’efforce de répondre. Nous y défendons la thèse selon laquelle les reprises du passé reposent toujours chez Ricœur sur une subtile dialectique, à travers laquelle s’opère une médiation réciproque entre un faire créateur et une manière d’être-affecté (par le passé). Ceci nous amène à analyser cette dialectique conformément à différents modes de connexion au passé, en l’occurrence la tradition, l’histoire et la mémoire personnelle. Trois enjeux – existentiel, ontologique et épistémologique – découlent également du caractère dialectique des reprises créatrices. Un premier enjeu, existentiel, a trait aux formes de souffrance qu’engendre le temps, dès lors qu’il charge tout événement passé du poids de l’irrémédiable. Il s’agit alors pour nous de comprendre par quel moyen, selon Ricœur, les reprises créatrices offrent une réplique herméneutique à cette épreuve de l’irrévocable que suscite dans nos existences le cours irrésistible du temps. L’enjeu ontologique de notre étude touche quant à lui aux propriétés singulières de la temporalité humaine que l’idée de reprise créatrice éclaire et révèle. En ce sens, il s’agit pour nous de montrer qu’en plus d’avoir une signification herméneutique (relative à la compréhension du passé et du présent), les reprises du passé possèdent également une fonction temporelle, qui coïncide avec la re(con)figuration du temps humain qu’elles entraînent. Celle-ci est implicitement contenue dans la dialectique entre faire-créateur et être-affecté, étant donné que cette dialectique débouche chez Ricœur sur un cercle temporel, qui fait justement en sorte que si le passé nourrit continument le présent et nos élans vers le futur, nos attentes de sens ainsi alimentées sont en retour l’occasion de redécouvrir le passé sous l’angle de ses possibilités inaccomplies et incidemment de modifier la manière dont il nous affecte au présent. Enfin, sur le plan épistémologique, le problème est celui de la valeur de vérité propre aux représentations du passé qui accompagnent l’effectuation de reprises créatrices. La question doit être soulevée : comment peut-on varier le sens du passé ou en reprendre, par un geste créateur, certaines possibilités inaccomplies, tout en essayant de rester fidèle à ce qui a réellement été ? Face à cette difficulté considérable, notre hypothèse consiste à affirmer qu’une interprétation du passé peut s’autoriser à se faire créatrice uniquement en vue de répondre à une nécessité de son objet. Par là, notre objectif est de montrer qu’en mettant en avant la capacité de rouvrir le passé, Ricœur ne sombre ni dans un antiréalisme débridé ni dans un relativisme ruineux, mais qu’il poursuit une version bien à lui de réalisme critique.fr
dcterms.abstractOur study is about Paul Ricœur’s hermeneutics of time and it aims to analyze the capacity to reopen the past that Ricœur often praises, though without according to it a detailed philosophical treatment. The question we want to answer is the following: under which conditions and on which conceptual basis does this capacity enable creative repetitions, which attest, by virtue of the possibilities they reveal, the indetermination of the human past? To answer properly this question, we argue that Ricœur’s idea of repetition depends on the reciprocal mediation of a creative meaning and a way to be affected (by the past). This dialectic is analyzed on three different levels: tradition, history and personal memory. There are also three different issues resulting from this dialectic: existential, ontological and epistemological. The existential issue is about the suffering generated by the course of time, since it gives to any past event the form of something irremediable. The problem is then to understand how creative repetitions help us to face, from an hermeneutical standpoint, the irrevocability of the past that comes with the irresistible flux of time. The ontological issue revolves around the temporal qualities the repetition of the past is prompt to reveal. In this sense, our objective is to show that creative repetitions have not only a hermeneutical meaning (the fact that they imply a new interpretation of the past and present), but also a temporal function, because they create a re(con)figuration of our time experience. This kind of re(con)figuration is contained in the dialectic between creative meaning and being-affected. This dialectic thus comes with a temporal circle: this circle means that our past constantly determines the meaning of our present and our expectations towards the future, but in return these expectations are an opportunity to redefine and recover the possibilities hidden in our past and in so doing modify the way it affects us. Finally, the epistemological issue is about the truth value of the representation of the past that comes with creative repetitions. The question is the following: how can it be possible to change past meaning or recover its unaccomplished possibilities, while still trying to be faithful to what happened in the past? To face this difficulty, we assume that an interpretation of the past can be creative only to address an immanent need of its object. Our goal is then to show that Ricœur, by bringing to the fore the human capacity to reopen the past, does not sink into an unleashed antirealism nor does he argue in favour of relativism. On the contrary, by doing that, he only continues to defend, like elsewhere in his work, a proper form of critical realism.fr
dcterms.languagefrafr


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