Show item record

dc.contributor.advisorMérand, Frédéric
dc.contributor.advisorPouliot, Vincent
dc.contributor.authorAngers, Kathleen
dc.date.accessioned2018-06-18T14:01:53Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2018-06-18T14:01:53Z
dc.date.issued2018-03-21
dc.date.submitted2017-01
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/20595
dc.subjectDiplomatiefr
dc.subjectÉtats-Unisfr
dc.subjectService extérieurfr
dc.subjectDépartement d'Étatfr
dc.subjectSociologiefr
dc.subjectFrontières symboliquesfr
dc.subjectRevendications juridictionnellesfr
dc.subjectGroupe de statutfr
dc.subjectDiplomacyfr
dc.subjectUnited Statesfr
dc.subjectDepartment of Statefr
dc.subjectSociologyfr
dc.subjectBoundary workfr
dc.subjectJurisdictional claimsfr
dc.subjectStatus groupfr
dc.subjectForeign servicefr
dc.subject.otherPolitical Science - General / Science politique - Généralités (UMI : 0615)fr
dc.titleStruggles over Legitimate Diplomathood : the United States Foreign Service, the State Department and Other Government Agencies in Contemporary American Diplomacyfr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineScience politiquefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.namePh. D.fr
dcterms.abstractAu cours du dernier demi-siècle, le nombre d'acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux jouant un rôle de représentation politique et de gouvernance à l'échelle internationale s'est considérablement accru. Malgré cette évolution, les chercheurs en Relations internationales tendent à perpétuer la distinction conventionnelle entre les « diplomates » - principalement associés aux représentants de l'État issus des ministères des affaires étrangères - et d'autres types d'acteurs internationaux, qu'ils soient gouvernementaux ou non étatiques. Cette thèse problématise cette distinction en étudiant de façon inductive comment la « frontière » entre diplomates et d'autres acteurs internationaux est socialement construite. Mobilisant un cadre théorique inspiré de la sociologie de Pierre Bourdieu et d'autres auteurs (Max Weber, Andrew Abbott, Michèle Lamont), la thèse avance l'argument que les diplomates se constituent et se reproduisent comme groupe de statut à travers des luttes sociales et symboliques. Ces luttes impliquent la (re)production de distinctions symboliques (frontières symboliques) et la revendication du contrôle légitime d'un ensemble de tâches (revendications juridictionnelles). L'argument est démontré à travers une étude de cas de la diplomatie américaine contemporaine et s'appuie sur une trentaine d'entretiens semi-dirigés et un ensemble de sources écrites primaires et secondaires. La thèse montre que le corps d'agents du Service extérieur cherche à se reproduire comme groupe de statut de la diplomatie américaine à travers la (re)production de frontières symboliques et de revendications juridictionnelles vis-à-vis trois autres groupes d'acteurs: la fonction publique régulière du Département d'État; les fonctionnaires de celui-ci issus de nominations politiques (e.g. ambassadeurs politiques); et les fonctionnaires des autres agences ou bureaucraties du gouvernement fédéral. Les agents du Service extérieur reproduisent également des frontières symboliques et sociales entre eux, et donc des hiérarchies informelles au regard du statut de diplomate, en fonction de leur champ de spécialisation. À l'encontre de ces hiérarchies internes, l'esprit de corps du groupe est constamment en travail grâce notamment au rôle joué par l'association professionnelle du Service, qui met l'accent sur l'identité du corps comme élite professionnelle et réclame en leur nom un certain nombre de monopoles dans la gestion et la conduite de la diplomatie américaine. Les efforts des agents du Service extérieur et de leurs organisations visant à la reproduction du corps comme groupe de statut apparaissent partiellement réussis. Ils parviennent dans une large mesure à reproduire leur domination sociale et symbolique par rapport aux fonctionnaires réguliers du Département d'État, mais leurs revendications juridictionnelles sont contestées par le personnel issu de nominations politiques et par les fonctionnaires d'autres bureaucraties gouvernementales. En somme, la thèse contribue à la compréhension, au sein de la discipline des Relations internationales, des processus sociaux et symboliques qui constituent les diplomates, groupe d'acteurs clés du système international.fr
dcterms.abstractThe last half-century has been characterized by the multiplication of state and non-state actors involved in political representation and governance at the international or global level. Despite this evolution, International Relations scholars tend to perpetuate the conventional distinction between "diplomats" - mainly thought of as state representatives from foreign ministries - and other types of international actors. This thesis problematizes such distinction by looking inductively at how "diplomathood" is constituted and reproduced in practice. Combining theoretical insights from Pierre Bourdieu and other sociologists (Max Weber, Andrew Abbott, Michèle Lamont), I argue that diplomats create and reproduce themselves as a status group through symbolic and social struggles. These struggles over legitimate diplomathood involve the (re)production of symbolic boundaries (boundary work) and jurisdictional claims, whereby agents claim legitimate control of a set of tasks. Diplomathood is contingent on the social legitimacy conferred to these boundaries and jurisdictional claims. The argument is demonstrated through a case study of American diplomacy, building on over thirty semi-directed interviews, notably with Foreign Service officers (FSOs), and a set of primary and secondary written sources. The dissertation shows that the American corps of FSOs seeks to constitute and reproduce itself as a status group of United States diplomacy through boundary work and jurisdictional claims vis-à-vis three other groups of foreign affairs actors: State Department civil servants; political appointees as ambassadors or domestic officials of the State Department; and public servants from other agencies or bureaucracies of the federal government. FSOs from different functional specializations also reproduce informal social and symbolic hierarchies among themselves with respect to diplomathood. Against these internal hierarchies, which put political officers in a dominant position, Foreign Service organizations (e.g. the Service's professional association) foster the esprit de corps of the group by emphasizing its collective identity as an elite corps of professional diplomats and by claiming control in its name of a number of diplomatic and foreign policy tasks. On balance, the efforts of FSOs and their organizations aimed at constituting the former as a status group of US diplomacy appear partly successful. They have so far managed to reproduce their social and symbolic domination vis-à-vis civil servants of the State Department. However, their jurisdictional claims are contested by political appointees and public servants from other agencies involved in US foreign relations. In sum, the thesis contributes to knowledge, within the discipline of International Relations, on ongoing social and symbolic processes that constitute diplomats, arguably one of the most important social groups in world politics.fr
dcterms.languageengfr


Files in this item

Thumbnail

This item appears in the following Collection(s)

Show item record