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dc.contributor.advisorTremblay, Luc B.
dc.contributor.advisorBeaud, Olivier
dc.contributor.authorLavoie, Bertrand
dc.date.accessioned2017-05-15T18:01:33Z
dc.date.availableMONTHS_WITHHELD:48fr
dc.date.available2017-05-15T18:01:33Z
dc.date.issued2017-03-29
dc.date.submitted2016-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/18526
dc.subjectliberté de religionfr
dc.subjectlaïcitéfr
dc.subjectconscience du droitfr
dc.subjectislam et hijabfr
dc.subjectsociologie du droitfr
dc.subjectsociologie des religionsfr
dc.subjectdroit et religionfr
dc.subjectmulticulturalismefr
dc.subjectdiversité religieusefr
dc.subjectfreedom of religionfr
dc.subjectsecularismfr
dc.subjectlegal consciousnessfr
dc.subjectIslam and hijabfr
dc.subjectsociology of lawfr
dc.subjectsociology of religionfr
dc.subjectlaw and religionfr
dc.subjectmulticulturalismfr
dc.subjectreligious diversityfr
dc.subject.otherSocial Sciences - Law / Sciences sociales - Droit (UMI : 0398)fr
dc.titleLa foi musulmane et la laïcité, entre régulation publique et négociation quotidiennefr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineDroitfr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelDoctorat / Doctoralfr
etd.degree.nameLL. D.fr
dcterms.abstractLa présente thèse a pour objet le port du hijab par des femmes musulmanes en situation professionnelle liée à l'État en France et au Québec. En nous appuyant sur la littérature juridique et sociologique, nous posons l'hypothèse qu'une femme musulmane travaillant pour l'État et portant le hijab adoptera un positionnement défavorable vis-à-vis de la laïcité si elle est confrontée à une interdiction de porter un signe religieux au travail, et inversement si elle est autorisée à le faire. En France, la laïcité est un principe expressément mentionné en droit public français, faisant obstacle au port de signes religieux ostentatoires pour les agents publics et pour les élèves fréquentant les établissements scolaires publics, malgré les protections liées à la liberté de conscience. Au Québec, la laïcité se déploie dans un contexte de droit public administré en fonction de la common law. La jurisprudence constitutionnelle y a consacré certains éléments constitutifs d'une laïcité interprétée conjointement avec la liberté de religion, autorisant le port de signes religieux pour les agents publics. En puisant dans diverses lectures en droit et société afin de théoriser les liens pouvant exister entre le droit de l'État et la motivation d'acteurs sociaux, nous avons utilisé le concept de conscience du droit et adopté une méthodologie qualitative afin de mener 58 entretiens semi-directifs avec des femmes musulmanes portant le hijab qui sont agentes ou futures agentes publiques en France et au Québec. Suivant la perspective comparative adoptée dans la présente thèse, nous avons subdivisé notre échantillon en constituant un sous-échantillon de 28 entretiens en France et un autre de 30 au Québec. Pour la majorité des répondantes de l'ensemble de l'échantillon, soit 47 sur 58, le positionnement vis-à-vis de la laïcité ne se fait ni sous la forme d'une pleine acceptation ni sous celle d'une nette opposition. Correspondant à un profil d'optimiste critique, les répondantes sont en majorité plutôt pragmatiques et critiques au regard de la laïcité, négociant au quotidien leur positionnement quant à ses fondements et à ses applications. Bien qu'elles soient largement en désaccord avec l'interdiction de porter un signe religieux au travail, ce désaccord ne fonde pas automatiquement un positionnement défavorable vis-à-vis de la laïcité. Ces résultats nous permettent de conclure que, pour une agente ou une future agente publique et musulmane qui porte le hijab, se positionner de manière nuancée et pragmatique vis-à-vis de la laïcité a des implications moins désavantageuses pour elle, tant sur le plan de la croyance religieuse que sur le plan professionnel. D'une part, nous pensons que ces résultats peuvent s'expliquer par la présence d'une situation sociale souvent désavantageuse pour une femme musulmane portant le hijab, doublée d'une rude négociation publique des dynamiques identitaires, ce qui fragilise cette position d'optimisme critique et explique alors que toutes les répondantes n'ont pas adopté ce profil. D'autre part, nous pensons que la nature indéterminée de la laïcité pour les répondantes, associée à une pratique de la religion musulmane fondée sur une volonté personnelle d'arrimer les certitudes subjectives à la réalité professionnelle contribue au maintien d'une telle posture d'optimiste critique.fr
dcterms.abstractThis dissertation concerns the wearing of the hijab by Muslim women in government work situations in France and Quebec. On the basis of existing legal and sociological literature, we present the hypothesis that a Muslim woman who works for the State and wears a hijab will adopt a negative position toward laïcité if she is faced with a ban on the wearing of religious symbols at work, and the opposite will occur if she is allowed to wear a hijab. In France, laïcité is a principle that is specifically mentioned in French public law, which impedes the wearing of conspicuous religious symbols by public agents or students in public schools, in spite of safeguards connected to freedom of conscience. In Quebec, laïcité unfolds in a context of public law administered according to common law. Constitutional jurisprudence has accorded it certain components characteristic of a type of laïcité that is interpreted jointly with freedom of religion and authorizes the wearing of religious signs by public agents. Drawing on various readings in law and society in order to theorize the connections that may exist between State law and the motivation of social actors, we have used the concept of legal consciousness and have employed qualitative methodology to conduct 58 semi-directed interviews with Muslim women who wear a hijab and are either current or future public employees in France and Quebec. In keeping with the comparative perspective employed in this dissertation, we have subdivided our sample to create a subsample of 28 interviews in France and another which includes 30 in Quebec. For most of the respondents in the overall sample, namely 47 out of 58, their position toward laïcité takes neither the form of full acceptance nor of clear opposition. Corresponding to a critical optimistic profile, the majority of the respondents are rather pragmatic and critical toward laïcité, negotiating their position on a daily basis as concerning its foundation and its application. While they are predominantly in disagreement with the ban on wearing religious symbols at work, this disparity does not automatically create a negative position toward laïcité. From these results, we can conclude that for a current or future public Muslim employee who wears a hijab, taking a nuanced pragmatic position toward laïcité has less unfavourable implications for her, in connection with both her religious beliefs and her career. On one hand, we feel that these results demonstrate the fact that social situations are often unfavourable for Muslim women wearing a hijab, coupled with difficult public negotiation of identity dynamics, which weakens this position of critical optimism and therefore explains why not all of the respondents have adopted this profile. On the other hand, we believe that the indeterminate nature of laïcité for the respondents, combined with their practice of the Muslim religion being rooted in a personal desire to anchor subjective convictions to professional realities, helps to maintain such a critical optimist position.fr
dcterms.descriptionThèse réalisée en cotutelle avec l'Université Paris II Panthéon-Assasfr
dcterms.languagefrafr


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