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dc.contributor.advisorCollin, Johanne
dc.contributor.authorDontigny Morin, Marie-Élaine
dc.date.accessioned2016-10-13T14:06:16Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2016-10-13T14:06:16Z
dc.date.issued2016-04-27
dc.date.submitted2015-09
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/15910
dc.subjectMarché du travailfr
dc.subjectPsychotropefr
dc.subjectUniversitéfr
dc.subjectPerformance cognitivefr
dc.subjectRisquefr
dc.subjectNeuroenhancementfr
dc.subjectUniversityfr
dc.subjectCognitive performancefr
dc.subjectRiskfr
dc.subjectLabour marketfr
dc.subject.otherSociology - General / Sociologie - Généralités (UMI : 0626)fr
dc.titleLe cognitive enhancement en milieu universitaire : entre souffrance psychique individuelle, culture de performance et insécurités socialesfr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplineSociologiefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelMaîtrise / Master'sfr
etd.degree.nameM. Sc.fr
dcterms.abstractCe projet de mémoire s’intéresse à la mise en relation du cognitive enhancement observé dans les universités occidentales contemporaines et de la société dans laquelle il s’insère. Nous avons voulu détacher la perspective du phénomène des analyses principalement orientées vers les programmes de sciences de la santé et de droit, ainsi que de l’approche quantitative, clinique, athéorique et somme toute moralisatrice qui lui est usuellement accordée afin d’explorer la nature des pratiques d’usages de psychotropes des étudiants universitaires en sciences humaines et sociales en vue d’augmenter leurs performances cognitives, d’approfondir la compréhension des raisonnements sous-jacents à ces pratiques, puis de resituer ces derniers dans leur contexte élargi. Nous avons interrogé treize étudiants de divers programmes de sciences humaines et sociales consommant, ou ayant déjà consommé, des psychotropes en vue de rehausser leurs performances cognitives en contexte académique. Les résultats suggèrent un écart dans la nature de leurs pratiques d’usage par rapport aux domaines d’études habituellement préconisés en ce sens qu’une grande variété de substances sont considérées comme supports cognitifs ; ensuite, que le recours aux psychotropes dans une visée de performance cognitive s’éloigne des logiques de la nécessité médicale et de la toxicomanie. En premier lieu, le cognitive enhancement est associé par plusieurs à une souffrance psychique liée à une perte de repères existentiels et les étudiants y ont recours dans une optique de compréhension de soi et de quête de repères dans un monde qu’ils ressentent comme instable. En second lieu, la consommation de psychotropes s’apparente davantage à un désir de satisfaire aux conditions incertaines et menaçantes des demandes externes de performance telles qu’ils les appréhendent qu’à un souci de soigner quelque condition médicale de la cognition. Nous pensons que le rapport au psychotrope qu’entretiennent les étudiants universitaires en sciences humaines et sociales s’insère en toute cohérence dans les discours et injonctions contemporaines de performance, en ce sens que leur souffrance psychique individuelle expose les limites de ce que la société attend d’eux.fr
dcterms.abstractThis master’s thesis assesses the underlying dynamics in the cognitive enhancement phenomenon observed in Western contemporary universities and the social context in which it emerges. Detaching our perspective from the analysis of healthcare and law fields of study as well as from the usual quantitative, clinical, atheoretical and over all moralizing approach, we aimed to explore the use of psychotropic substances in humanities and social science students, to better understand the rationales behind those behaviours and to situate them in their broader context. Thirteen humanities and social science students were interviewed regarding their past or present use of psychotropics as cognitive enhancers in academia. Results suggest a gap between their practices and those of the healthcare and law students, in that a wider variety of psychotropics are used as enhancers ; it also shows that the use of cognitive enhancers parts from the medical logic as well as that of addiction. First, the students’ practices are often oriented by an existential disorientation and it seems that their resort to psychotropics assists a quest for control, understanding and stability in themselves and in a world perceived as perpetually unstable. Furthermore, those practices serve a wish to satisfy a range of uncertain and threatening conditions related to external demands as apprehended, more than to treat any medical condition regarding cognition. We believe that the underlying rationales behind the humanities and social science university students use of psychotropics fit into the performance oriented contemporary discourse and injunctions in the sense that their individual suffering exposes the limits of what society expects from them.fr
dcterms.languagefrafr


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