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dc.contributor.advisorBodeüs, Richard
dc.contributor.authorGarcia, Fabian
dc.date.accessioned2014-05-28T18:36:59Z
dc.date.availableNO_RESTRICTIONfr
dc.date.available2014-05-28T18:36:59Z
dc.date.issued2014-05-20
dc.date.submitted2013-08
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1866/10622
dc.subjectphilosophiefr
dc.subjectapolitiquefr
dc.subjectepicurefr
dc.subjectpolitiquefr
dc.subjectphilosophyfr
dc.subjectepicurusfr
dc.subjectapoliticalfr
dc.subjectpoliticalfr
dc.subject.otherPhilosophy / Philosophie (UMI : 0422)fr
dc.titleEpicurus’ Apolitical Attitudefr
dc.typeThèse ou mémoire / Thesis or Dissertation
etd.degree.disciplinePhilosophiefr
etd.degree.grantorUniversité de Montréalfr
etd.degree.levelMaîtrise / Master'sfr
etd.degree.nameM.A.fr
dcterms.abstractLe conseil épicurien d’éviter la participation politique a reçu maintes interprétations, souvent obscures et mal fondées. L’attitude apolitique ne peut être définie comme un simple manque d’intérêt ou de préoccupation pour la politique ; en effet, selon l’opinion de Pierre Hadot, la philosophie ancienne est profondément ancrée dans l’existence et les doctrines philosophiques n’acquièrent de l’importance que lorsqu’elles assistent le praxis. L’attitude d’Épicure est donc enracinée dans le refus de vivre selon des normes prescrites par l’établissement politique. Selon lui, la politique traditionnelle est vouée à l’échec puisqu’elle poursuit aveuglément le pouvoir et la richesse. En réaction à cette situation, Épicure crée une communauté qui instaure de nouvelles valeurs et au sein de laquelle il est possible de vivre conformément à ces nouvelles valeurs. Se situant en totale opposition aux modes de vie les plus fondamentaux de la cité, les adeptes d’Épicure, s’ils participaient à la vie politique, déclencheraient une grande hostilité de la part des partisans des valeurs traditionnelles. Pour cette raison, l’attitude épicurienne peut d’abord représenter une manière d’éviter la persécution politique. De plus, s’il est admis que la politique implique la poursuite du pouvoir, les épicuriens ne peuvent s’y adonner puisque cela serait contradictoire à leur quête d’ataraxie. À tous égards et indépendamment de ces deux motifs justifiant le retrait de la vie politique, il est clair que si l’attitude d’Épicure ne reposait pas sur une conscience politique, alors, ses critiques à l’égard de la vie politique, son désir de s’y soustraire et la création d’une communauté distincte n’auraient pas été. La politique a le pouvoir de profondément modeler la vie des gens. Considérant que ce conditionnement s’appuie sur des valeurs malsaines, le projet épicurien s’applique donc à remodeler, à la lumière de nouvelles valeurs, la vie de ceux qui ne trouvent aucune satisfaction à poursuivre la vie de la cité.fr
dcterms.abstractEpicurus’ advice to avoid political participation has been the object of a number of confusing and sometimes ungrounded interpretations. Based on Pierre Hadot’s view that ancient philosophy was fundamentally rooted in existence, and that philosophical doctrines were only important insofar as they assisted a praxis, the apolitical attitude cannot be understood merely as a lack of interest and concern for politics. On the contrary, Epicurus’ attitude was rooted in a refusal to live the way of life prescribed by the political establishment. For him, traditional politics failed at making the life of citizens better on account of their excessive lust for power and wealth. In response to this situation, Epicurus’ project was aimed at creating a community in which it was possible to develop new values and live by them. Had the Epicurean community participated politically, being in direct opposition to the most fundamental ways of life of the city, it would have involved a great deal of hostility from partisans of traditional values. Thus, Epicurus’ attitude may be justified first as a means to avoid political persecution. Second, since politics implied a significant amount of struggle for power, its pursuit clearly went against the prescribed undisturbed life of Epicureanism. At any rate, regardless of these two motives to avoid political participation, it is clear that if Epicurus’ attitude had not been politically inspired then his criticism of political life, his avoidance of it, and the creation of an alternative community would have never taken place. Politics has the power of shaping the life of people in profound ways. Seeing how this conditioning was based on unhealthy values, Epicurus’ project, therefore, was to reshape anew, under the light of new values, the life of those who did not find satisfaction in the way of life of the city.fr
dcterms.languageengfr


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